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Je vous y attends, les amis...

19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 19:23

 

L

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Parmi les voitures assoupies,

Les camions-poubelles

Avalent des chaises, des os,

Une boîte de maïs,

Des emballages de petits-suisses,

Des côtelettes de petits veaux.

 

Ils avalent tout,

Mais ils laissent les mauvaises nouvelles

A ceux qui se lèvent trop tôt,

Les camions-poubelles

Frôlant les autos.

 

 

Alain Serre

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 14:49

La musique qui venait de la maison

 

Comme toujours la veille de Noël, le roi convia le Premier ministre à une promenade. Il lui plaisait de voir comment on décorait les rues. Mais pour éviter que les sujets ne fassent des dépenses exagérées pour lui être agréables, ils se déguisaient toujours en commerçants venus de lointains pays.

Ils marchèrent dans le centre, admirant les guirlandes lumineuses, les sapins, les bougies allumées sur les marches des maisons, les baraques où l’on vendait des cadeaux, les hommes, les femmes et les enfants qui se pressaient d’aller rejoindre leurs parents pour fêter cette nuit autour d’une table bien garnie.

Sur le chemin du retour, ils traversèrent le quartier le plus pauvre ; l’ambiance y était tout à fait différente. Pas question de lumières, de bougies, ni de l’odeur délicieuse de la nourriture bientôt servie. On ne voyait personne ou presque dans la rue, et comme il le faisait tous les ans, le roi fit observer au Premier ministre qu’il devrait être plus attentif aux pauvres de son royaume. Le ministre acquiesça de la tête, sachant que sous peu le sujet serait de nouveau oublié, enterré sous la bureaucratie quotidienne, l’approbation des budgets, les discussions avec des dignitaires étrangers.

Soudain, ils remarquèrent que d’une des maisons les plus pauvres venait le son d’une musique. L’habitation, de construction sommaire, avait plusieurs fentes entre ses planches pourries, leur permettant de voir ce qui se passait à l’intérieur. C’était une scène totalement absurde : un vieux dans une chaise roulante qui paraissait pleurer, une jeune fille complètement chauve qui dansait, et un garçon au regard triste qui tapait sur un tambourin et chantait une chanson du folklore populaire.

« Je vais voir ce qui se passe », dit le roi.

Il frappa à la porte. Le jeune garçon interrompit sa musique et vint répondre.

« Nous sommes des marchands et nous cherchons un endroit pour dormir. Nous avons entendu la musique, nous avons vu que vous n’étiez pas couchés et nous aimerions savoir si nous pouvons passer la nuit ici.

— Vous trouverez abri dans un hôtel de la ville, Messieurs. Malheureusement nous ne pouvons pas vous aider ; malgré la musique, cette maison est pleine de souffrance et de tristesse.

— Et pouvons-nous savoir pourquoi ?

— C’est ma faute – c’était le vieux dans la chaise roulante qui parlait. Toute ma vie, j’ai voulu éduquer mon fils pour qu’il apprenne la calligraphie et devienne un des scribes du palais. Mais les années passaient et les nouvelles inscriptions pour cette charge n’étaient jamais ouvertes. Et puis cette nuit, j’ai fait un rêve stupide : un ange apparaissait et il me demandait d’acheter une coupe en argent, parce que le roi allait me rendre visite, boire un peu dans cette coupe, et trouver un emploi pour mon fils.

« La présence de l’ange était si convaincante que j’ai décidé de faire ce qu’il avait dit. Comme nous n’avons pas d’argent, ma belle-fille est allée ce matin au marché, elle a vendu ses cheveux, et nous avons acheté la coupe qui est là devant vous. Maintenant ils essaient de me faire plaisir, ils chantent et ils dansent parce que c’est Noël, mais c’est inutile. »

Le roi vit la coupe en argent, se fit servir un peu d’eau parce qu’il avait soif et, avant de partir, déclara à la famille :

« Quelle coïncidence ! Nous étions aujourd’hui avec le Premier ministre et il nous a dit que les inscriptions pour un nouveau poste seraient ouvertes la semaine prochaine. »

Le vieux hocha la tête, ne croyant pas vraiment ce qu’il entendait, et prit congé des étrangers. Mais le lendemain, une proclamation royale fut lue dans toutes les rues de la ville : on cherchait un nouveau scribe pour la cour. Le jour fixé, la salle des audiences était pleine de gens désireux de concourir pour le poste tant convoité. Le Premier ministre entra, demanda à tous de préparer leurs blocs et leurs porte-plume :

« Voici le sujet de dissertation : pourquoi un vieil homme pleure-t-il près d’une femme chauve qui danse et d’un garçon triste qui chante ? »

Un murmure d’étonnement parcourut la salle : personne ne savait raconter une histoire comme celle-là ! Excepté un jeune garçon vêtu humblement, dans un coin de la salle, qui fit un large sourire et commença à écrire.

 

 

Paulo Coelho

(basé sur un conte indien)

 

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 18:34

Aujourd’hui est un jour chocolat
Pluie
Bourrasques
Branches affolées contre les vitres
Feuilles orange collées aux semelles de cuir

Aujourd’hui est un jour chocolat
Vrai
Noir
Tatoué du désir incompressible de cette voix tout près
Contre l’oreille à me parler de l’intérieur
Alors je veux
Ce chocolat fort pour saturer l’instant
Pour la route aussi
A la santé de la douceur qui manque à tout chocolat

Après un carré « rituel plaisir » couplé à l’expresso
Il faut rentrer seule à travers la tempête
Et son tango avec les frênes d’eau
Les oliviers chargés de duende, de fruits pour le moulin.
Derrière le mur de lianes vertes et grenat
Des enfants sous un préau répètent pour la fête de demain
Nuit de Samain
Alors je veux
De mes yeux couleur chocolat chaud
boire cette voix
réchauffer le dedans du dehors.


Mireille Disdero http://indigo.over-blog.com.over-blog.net/

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 14:20

  J'avais choisi les chiffres   3  11   22     Anaka m'en a fait ce  merveilleux poème.... Qu'elle en soit ici remerciée

 

 

       Mieux vaut un peu de couleur                               
                    que le gris des pensées sombres

Mieux vaut un sourire un peu crispé
que la tentation de mordre                                   

Mieux vaut céder à la tentation d'aimer
                            qu'à celle de ne plus jamais croire

Mieux vaut rire que pleurer
                                                  (et oui !)

Mieux vaut être envié                                
que jouer les victimes

                           Mieux vaut aimer sa vie
                                                       que d'en rêver d'une autre

Mieux vaut prendre en main son destin                                 
                  que le confier à tout autre

  Mieux vaut se laisser aller
                                                 quand il n'y a rien d'autre à faire

Mieux vaut se souvenir
quand la vie est douloureuse                                     
qu'elle n'est pas "que" douleur
 
                                                        Mieux vaut croire
en son aptitude au bonheur

Mieux vaut                
             être heureux
                                     oui
            ça vaut mieux
pour tout le monde.                                

 

 

 

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 07:59

Le pain de ma campagne des années cinquante, c’était toute une cérémonie et pour la petite fille que j’étais, c’était aussi jour de fête ; le jour où mon grand- père paternel allumait le four familial- seul four du hameau- et faisait cuire pains et autres fouaces, galettes, tartes et broyés pour la famille et les voisins.

Chaque fin de semaine était rythmée par le même cérémonial : mon grand-père (le Baptiste, comme l’appelaient  les gens du hameau) commençait par ramener- dès le vendredi soir- dans la pièce de terre battue naturellement appelée le fourneau, force "javelles " *ou autres bois suivant la saison.

La plupart du temps, il m’associait à la tâche, me demandant de porter des fagots à ma dimension ! Le four était chargé pour le lendemain.

Le samedi matin, dès son réveil- et bien avant le mien- il allumait le feu et ne bougeait plus du fourneau, alimentant le foyer jusqu’à obtention de la température requise pour faire une fournée, la fournée de la semaine pour les quatre fermes que comptait le hameau à l’époque.

Les femmes avaient mis « à lever » depuis la veille, la plus grande partie était constituée de pains de quatre livres, plus ou moins longs, plus ou moins ronds ; à la mie bien aérée (parce que longuement travaillée) et à la couleur bise, naturelle. Ces pains étaient mis à cuire en premier, dès que les femmes, les unes après les autres, avaient apporté chacune leur quota ; tout dépendait de l’importance de la famille, mais je crois me souvenir qu’à l’époque, le pain étant la nourriture de prédilection du monde  paysan, mon grand-père faisait jusqu’à trois fournées ! Autrement dit, il passait une bonne partie de la journée près du four, à l’alimenter et à surveiller la juste cuisson. Je l’entends encore dit avec son accent rocailleux : «  Je me rrréchôffe les moustaches » (qu’il avait encore bien fournies mais déjà bien blanches et coquettement frisées !). Le moment de la sortie du four était toujours attendu et commenté et les éloges fusaient bon, qui sur la couleur, qui sur l’odeur, qui sur le croustillant… Si j’étais là- ce qui était souvent le cas- j’avais droit à mon quignon, chaud, croquant, odorant ; un vrai régal !

Parfois, s’ajoutaient des fouaces (ou fougasses) au lard, aux oignons et même ces fameux gâteaux broyés (ma grand-mère était la reine du " brayé "), pour les jours de fête.

Lorsque j’eus une dizaine d’années, mon grand-père, trop vieux et trop fatigué cessa de remplir cette fonction. Entre temps, un boulanger était venu s’installer au village voisin et faisait "la tournée de pain" dans les hameaux. Le four resta éteint ; pas tout à fait, cependant : mon grand- père auquel  le médecin avait interdit de fumer après un gros problème pulmonaire, le ralluma de temps en temps pour y faire dessécher  des prunes qu’il suçotait, essayant ainsi de compenser le manque de tabac !

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 10:21

Une légende raconte qu'au commencement du monde,
quand Dieu décida de créer la femme,
il trouva qu'il avait épuisé tous les matériaux solides dans l'homme
et qu'il ne disposait plus de rien.

Devant le dilemme et après une profonde méditation, voilà ce qu'il fit.
Il prit la rondeur de la lune,
les suaves courbes des vagues,
la tendre adhérence du liseron,
le tremblant mouvement des feuilles,
la sveltesse du palmier,
la teinte délicate des fleurs,
l'amoureux regard du cerf,
la joie du rayon du soleil et
les gouttes des pleurs des nuages,
l'inconstance du vent et la fidélité du chien,
la timidité de la tourterelle et la vanité du paon,
la suavité de la plume du cygne et
la dureté du diamant,
la douceur de la colombe et la cruauté du tigre,
l'ardeur du feu et la froideur de la neige.
Il mélangea ces ingrédients si divers, forma la femme et la donna à l'homme.

Une semaine après l'homme vint et lui dit :
Seigneur, la créature que tu m'as donnée me rend malheureux,
elle requiert toute mon attention,
ne me laisse jamais seul,
bavarde intensément,
pleure sans motif,
s'amuse à me faire souffrir
et je viens te la rendre car JE NE PEUX PLUS VIVRE AVEC ELLE.

Bien, répondit Dieu et il prit la femme.

Une semaine après, l'homme revint et lui dit :
Seigneur, je me sens très seul depuis que je t'ai rendu la créature que tu as faite pour moi,
elle chantait et jouait à mon côté,
elle me regardait avec tendresse et son regard était une caresse,
elle riait et son rire était musique,
elle était belle à voir et douce au toucher.
Rends-la-moi car JE NE PEUX PAS VIVRE SANS ELLE.


Anonyme

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 17:04









Charlie vient de me décerner ce prix .Je le remercie de ce geste qui me touche profondément Je me dois à mon tour de récompenser par ce prix 7 blogs... Cela est très difficile …bon, voilà :

1-Quichottine parce que j'aime tellement ses rendez-vous dans la pénombre de sa bibliothèque que je n’en peux rater un seul
2-Sév car ses mots créent de doux frissons dans le coeur
3- Revelise car sur son tapis volant, on traverse les époques et les pays, pour tout connaître
4- Jaklin car elle est toujours prête à partir pour un défi, ou pour un partage
5- Gazou, ses vers témoignent d’une pensée riche et généreuse
6- Tilk, rien ne m’émeut comme ses œuvres qui savent parler la langue du coeur
7- Jonavin car sa prose étincelle des diamants éternels de la culture

Un clic droit vous permet de récupérer le prix .N’oubliez pas que vous
devez récompenser aussi 7 blogs à votre tour.

Marlou
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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 15:51


 








Quelle que soit la question, n'oublie pas : l'Amour est la réponse

Quelle que soit la maladie, l'Amour est la réponse.
Quelle que soit la douleur, l'Amour est la réponse.
Quelle que soit la peur, l'Amour est la réponse.

L'Amour est toujours la réponse, car l'Amour est tout ce qui est.

Toujours quand il y a un vide dans ta vie, remplis le d'Amour.
Adolescent, jeune, vieux,
toujours quand il y a un vide dans ta vie, remplis le d'Amour.
Ne pense pas "je souffrirai", ne pense pas "je me tromperai".
Va simplement, allègrement, à la recherche de l'Amour.


Cherche à aimer comme tu peux, à aimer tout ce que tu peux.
Toujours quand il y a un vide dans ta vie, remplis le d'Amour.
Et quand il y a un plein dans ton Amour, emplis le de vie.


Ne pense pas "il en a assez" ; ne pense pas "il en a déjà trop".
Toujours, quand il y a un plein dans ton Amour,
emplis le de vie.
N'oublie pas de donner ton Amour et n'arrête jamais.


Alors tu seras aimé.

Anonyme

par Téo publié dans : www.eureka communauté : PASSIONNATA
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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 22:39

On m'a posé des questions sur les genres de la poésie japonaise.Je ne peux que vous en montrer
des exemples pris aux meilleurs haikistes de l'AFH. Voici d'abord Philippe Quinta et son Haibun: Dejà la chaleur




De: philippe quinta
 Objet: [haiku-fr] haibun
 À:
haiku-fr@yahoogroup es.fr
 Date: Mardi 29 Juillet 2008, 10h25

 Déjà la chaleur
 
 Déjà la chaleur entre dans la maison. Un nouveau jour d'été, fait de chants d'oiseaux et
de  cris d'enfants, s'ouvre devant moi.
 Mais un jour hélas, foisonnant de mouches. Bien sûr quelques unes sont mortes au
 contact de la pastille fleurie que ma femme a posée sur chaque vitre. D'autres, trop
rares,  ont fini leur vie dans la gueule du chien. Leur nombre a raison de leurs trop timides
 tentatives d'extermination. Car ici, la mort des insectes, comme celle des hommes est
 un  drame. On voudrait chasser sans tuer.
 Les mouches l'ont compris. Il ne me reste plus qu'à les supporter. Accepter qu'elles me
 chatouillent quand je fais la sieste, qu'elles dansent sur mes tranches de saucisson,
 fassent leur toilette sur la miche de pain, importunent le repos de mon chien et collent
 leurs excréments sur les murs et sur les plafonds.
 Un jour pourtant, il me faudra réagir contre la tyrannie des non-violents. En attendant,
 je  n'ai de cesse d'écrire sur la mouche. Ce blog en est le témoin ainsi que le recueil édité
 par l'AFH qui comme chacun sait porte pour titre "comme nous la mouche".
 Ainsi, il n'y a pour moi pas de jour de vacances sans mouches. En revanche, je n'ai pas
 encore vu voler de moustiques dans ma maison.
 Si c'est pas une chance, ça !

 petit déjeuner -
 je le partage
 avec des mouches
>
> Phil
>
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 17:46
  • C'est grâce à Laurent, "l'ambassadeur" de Jonavin, que les mots de ce texte inoui sont arrivés sur ce blog. Qu'il en soit ici remercié



    Dieu soit loué Pour elle, je m'accorde toutes les confessions.Comme quand la nuit se cloître. j'irai battre les sanctuaires, juste pour toucher son choeur.Elever en flèches, des édifices.Franchir tous les portails à m'en fendre les tympans.Et simplement fuir les portiques en chapelles ardentes, quand debout à son chevet, j'irai mendier sa flamme aux enfers. Dans le vitrail de ses yeux, je veux bien me perdre.Dormir à l'autel de ses rêves.Suer les suaires, allumer les cierges, longer les parvis.Entre la nef entravée par les prie-dieu et le dôme du ciel qui porte en elle les étoiles en croix. Entre l'eau sainte et le buis bénit, juste être à la croisée de son destin.Tomber à genoux. Parler tout bas.Prendre sa main. Parce que rien ne cloche.Parce qu'elle est ce trésor qui m'est chaire. Parce que du reste, j'en ai cure. Parce qu'elle vole aux anges, ce rire cristallin.Cette douceur qui rend serein ce calme limpide. Parce qu'elle répond à mes prières... Je ne me ferai pas prier pour le lui dire. (Sur la bible auteur web Rétrospective)

http://lafleurdesmaux.over-blog.com/article-12835461-6.html

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