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Vers Eklablog

Je quitte Overblog pour Eklablog.

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Je vous y attends, les amis...

11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 06:08

 

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A peine esquissés, ils ouvrent un ciel troublant

Les mots sans visage, de l’émotion secrète

Leurs flots continus qu’aucun barrage n’arrête

Coulent en effleurant de sourires, le temps.

 

Du mystère, l’amour préserve la pudeur

Silence transparent, quand le regard esquive

Ce pont qui en deux pas, fait atteindre la rive

 Pour trouver le temps de respirer cette fleur

 

Et même à l’imminence de la possession,

Joue encore le ressort de la même pulsion :

« Tu crois tout posséder de mon corps, de moi-même,

 

Mais il est un jardin à l’accès défendu,

Où j’existe sans toi. Ainsi, je l’ai voulu,

Pour être libre de t’aimer comme je t’aime ».

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 07:26

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Nageant et surnageant, dans cette mer si belle,
Il s’éloigna distrait, sans y faire attention.
Quand du courant sournois, il sentit l’attraction
Il voulut se défendre, à coups de crawl rebelles.

Mais plus il essayait d’avancer vers la terre,
Et plus il se voyait, vers le large emporter...
La panique le prit. Le souffle crucifié,
De la mort il se crut, à l’orée du mystère.

Il se mit à penser, dans la folle dérive,
Au trésor oublié là-bas, sur cette rive,
A l’amour qu’il avait de son cœur, éloigné.

Comme il avait cessé de se débattre en vain,
Le courant acheva sa boucle puis revint
Le laisser, sain et sauf, devant sa vérité.

 

 

 

 

Poème  réédité

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 06:43

Sonnet à l’aïeul

 

Lové en  son fauteuil, l’aïeul va s’assoupir.

Sur son sarrau usé, aux teintes délavées,

Ses pauvres vieilles mains se sont enfin posées

Sans un seul mouvement, sans le moindre soupir.

 

Les nœuds des phalanges ne sont que souvenir.

Ces mains ont délaissé chimères étouffées

Et cessé de conter les diables et les fées.

Elles ne peuvent plus ni unir ni désunir.

 

Elles ont prodigué souvent maintes caresses,

Et dans le même temps soigné  bien des détresses,

A force de travaux ne reste que douleur…

 

Sur les genoux cagneux, elles se sont posées

Et ressemblent ainsi à deux ailes blessées,

Elles cherchent, en vain, juste un peu de chaleur.

Jakline

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 08:42

 

L’enfant est-il un sage dont le coeur téméraire

Apprend de la beauté à estimer le prix ?

Ses yeux au regard clair, sont-ils jamais salis

Par ce qu’il entrevoit de trouble et d’éphémère

 

Il ignore le mal sous le nénuphar blanc

Les tiges dans le noir lui restent un mystère

Il n’en perçoit que des pétales de lumière

Scintillant sur l’écrin velouté d’un étang

 

Cherchant la vérité au milieu des mensonges

Il arrive parfois à l’orée de ses songes

Mains nues abandonné à la horde des peurs

 

Alors il a besoin d’un cœur sensible et tendre

Pour être près de lui, pour l’aimer, pour l’entendre

Pour que la vie guérisse la lèpre des douleurs

 


Merci à Stellamaris qui m'a aidée de ses précieux conseils
à comprendre le sonnet

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