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  • : Creuser l'instant pour en dégager le maximum de sensations et d'émotions et les partager avec les autres
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Vers Eklablog

Je quitte Overblog pour Eklablog.

Ma nouvelle adresse :

http:// textetexte.eklablog.com

Je vous y attends, les amis...

13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:28

Ta parole est silence

Ton silence est amour

Ton amour est lumière

Quand disparaît le jour

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 07:22

      jour de grand froid

des festivités récentes

garder la lumière

 

 

 

souvenir

maman aimait les roses

de noël

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 06:57

Des nuages gris
défilent sans s’arrêter
moi je suis si lente
je pense à ce rendez-vous
oublié par distraction

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 12:15

Femme noire

 

Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre ; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au cœur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l'éclair d'un aigle

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.

Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire

A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

Léopold Sédar Senghor, Chants d'ombre

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 06:16

Gardienne

de la présence

ma mémoire

écran fidèle

de ce qui était

de ce qui naît

encore

D’elle coule

une musique

aussi lisse que soie

univers

de grâce blanche

aux cristaux ailés

accrochés aux branches

toujours vertes des sapins

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 06:13

Envie de partir

je vais loin de feuille en feuille

suivant leurs murmures

ta voix claire me rassemble

des quatre points cardinaux

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 12:12

 

le ciel trop bleu

 

ton écharpe autour du cou

 

comme une présence

 

 

solstice d’hiver

la lumière plus forte

relire tes lettres

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 12:09

Aux abords de la paix

comprendre

 

et les paroles

viennent aux lèvres

comme le fleuve

à la mer

 

se perdent

dans l’immensité

les mots méchants

les ratures

 

toutes les ombres

du cœur

emportées

par les pluies douces

de l’oubli

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 06:05

C'est le tic-tac d'une pendule qui fait apprécier le silence . Sans ce tic-tac on est un sourd.

 

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 05:34

A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

Baudelaire

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