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Je vous y attends, les amis...

30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 17:03

 Miou se laissa docilement glisser dans le sac à dos, mais il était dans un état d’excitation extrême, les poils rebroussés les moustaches en bataille. Eux, encordés,  l’un à la suite de l’autre, ils pensaient au sort qui les avait unis dans la solidarité et la confiance mutuelle, et pleins d’espoir, progressaient lentement vers la lumière…

 Leur stupéfaction ne connut plus de bornes quand ils émergèrent sur le sol ferme Le sanctuaire s’élevait au milieu d’une vaste esplanade de marbre blanc entourée de tous les cotés par des arbres touffus qui le cachaient aux regards indiscrets. Au milieu, sur un socle de granit rose, trônait la statue de Bastet, représentée par une chatte tuant le serpent ennemi du soleil. Miou, immobile la contemplait avec un regard absent. Que se disaient-ils ? Mission accomplie ? Par quel miracle les trésors avaient-ils été préservés au cours des siècles car tout était intact.

  Le bourdonnement d’un moteur rompit soudain le silence. Un hélicoptère survolait le bois de caroubiers. Bientôt il allait atteindre le sanctuaire.

-         Vite sous les arbres, il ne faut pas qu’ils nous voient …

  Ils coururent à toute vitesse croyant que Miou les suivait. Mais Miou était demeuré immobile, le regard fixé sur la statue de Bastet.

-         Ne vous inquiétez pas. Il sait se défendre.

  L’hélicoptère se posait et trois militaires armés de Kalachnikov, en descendaient. Ahmed les suivait. Il n’avait pas perdu de temps. Son intuition était démoniaque Il cria des ordres en arabe et chacun de ses sous-officiers se dirigea vers l’endroit qu’il lui avait assigné. Un homme se mouvait précisément dans leur direction.

-         J’aurais du me munir d’une arme

-         Une fronde ça vous va ? J’ai l’élastique. Il ne nous faut que des cailloux

Ils ramassèrent une quantité de ces galets ronds ou ovales qui laissaient voir une fois ouverts, un cœur de marbre en formation.

 Il était temps. L’homme n’était plus qu’à quelques pas. Un instant, leurs yeux croisèrent. Kamal lança le caillou. au moment ou l’homme pressait sur la détente. Le coup dévia, ce fut ce qui les sauva. Mais le bruit allait attirer les autres.

Il ramassa l’arme :

-On change de place. Par là ! Dans un arbre… le plus haut que vous pourrez.

  Ce fut ainsi que Monique put raconter plus tard, à son compagnon, ce qui se passa réellement. Miou sortit de son apathie pour grimper d’un bond sur le socle, et  il disparut dans la statue. Les hommes n’avaient rien remarqué .Ils allaient et venaient   les bras chargés de leur butin. Ahmad examinait les vases, les objets du culte, les bijoux et choisissait minutieusement ce qu’il voulait emporter  Le reste serait partagé plus tard entre eux. Il vivait de ce commerce illégal ou il était devenu expert par la force des choses, et expéditif par rapport aux obstacles qu’il rencontrait. Rien ne l’avait arrêté et il avait perdu peu à peu tout sens des valeurs humaines. Avant de monter dans l’hélicoptère, il désigna aux hommes la statue sur le socle .Lorsqu’ils tendirent la main vers Bastet, Monique vit celle-ci se multiplier : deux félins  bondirent sur les profanateurs, et à leur tour fondirent en eux, les terrassant sans pitié. Le jeune officier paniqua devant cet ennemi invisible et prit lui-même les commandes .Il abandonnait ses hommes qui se tordaient de douleur sur le sol sacré. Fausse manœuvre ou malédiction ?

L’appareil s’était à peine élevé du sol, et fonçait vers les arbres, qu’il y eut un bruit de fracassement suivi d’une explosion terrible. Bastet- Sekhmet mettait le point final à l’histoire.

  Elle revit une dernière fois Miou qui les accompagna  jusqu'à la porte du monastère de saint Jérémie ou des moines leur offrirent l’hospitalité, en attendant l’arrivée des autorités alertées. Dans la jeep qui les ramenait dans l’univers des vivants, ils restèrent silencieux. Un fil séparait, la vie, de la mort, la haine de l’amour, le bien du mal, et il en serait toujours ainsi. Puis Kamal lui effleura la joue:
-Cela va mieux ?
-Je crois
-Alors parlons de ce soir? Que diriez-vous d'un safari chez les Bédoins?
C'est une expérience à ne pas rater  en Egypte.
Elle sourit. L'avenir réserve toujours des surprises, à ceux qui  partent à l'aventure.



                                                  FIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 16:54

-Je l’avais bien compris en vous écoutant mettre au point votre programme d’Akhmim avec vos amis. Mais puis-je vous demander de retarder votre voyage pour deux jours ? Il me faut de l’aide pour retrouver le sanctuaire secret  de Bastet .J’ai des informations que je ne sais interpréter, et je ne peux m’adresser à personne d’autre. Cet Ahmed qui me traque a des indicateurs partout.

-Mes modestes connaissances sont à votre disposition

Le jeune ingénieur ouvrit le sac à dos qu’il tenait et en retira un dossier qu’il plaça sur la table devant elle. Il contenait des papyrus parsemés de signes hiéroglyphiques et la carte rudimentaire d’une région ou n’étaient indiqués que les points cardinaux et certains carrés avec des noms bizarres. Monique en reconnut deux :

-La pyramide d’Unas, roi de la cinquième dynastie, et celle d’une reine Nefer, la belle. .Les deux se trouvent à Saqqarah

-Cela ne simplifie pas les choses. La région, vous le savez contient les ruines de quinze pyramides. Ce ne sera pas facile, je le crains…

-On peut toujours essayer. Je dois consulter mon ordi, pour être bien sure de ce que j’avance, mais je crois que c’est une piste sérieuse, il y a encore tant de trésors à découvrir à Saqqarah. Des trésors culturels, je veux dire… Que vous attendez-vous à trouver exactement ?

-Je voudrais surtout tenir ma promesse vers un ami qui n’a pas eu la chance de poursuivre ses recherches jusqu’au bout, car il a été victime d’un accident de voiture

assez étrange : un chauffard qui monte sur le trottoir, pour le faucher, très tôt le matin

alors qu’il n’y a presque pas de circulation, ce n’est pas plausible… Mais il savais qu’il avait des ennemis car il m’avait donné le dossier à garder pendant son absence. Il devait partir le lendemain pour Akhmim, comme vous. Coïncidence assez curieuse…

-Bon, je vous contacte dès que j’aurai déchiffré les signes.

 

 De retour dans sa chambre, elle posa le dossier sur sa table de nuit. Miou, s’était installé dans le lit, et posa sur elle des prunelles qui brillaient d’une étrange clarté. Ce n’était pas le moment. Elle ouvrit son ordinateur et commença à chercher. Il y avait tellement de possibilités d’interprétation que le mystère restait entier.  Un peu plus tard, le chat d’un mouvement souple monta sur ses genoux. .Elle caressa un moment les poils mouchetés et sentit les vibrations qui parcouraient les muscles au repos :

- Il faut que je me remette au travail. Allez, bouge…

 Mais quelque chose de bizarre se passait. Le chat regardait fixement l’écran qui graduellement, devenait tout noir. Puis lentement, une image se forma. Dans un désert de pierres, une dune de sable, surmontée d’un bouquet de caroubiers, et  la silhouette de la pyramide à degrés de Djoser, qui se profilait à l’ouest

  Monique n’en pouvait détacher les yeux. Miou, lui aussi, s’en rapprochait et posait une patte sur le clavier. Alors, elle vit l’autel de Bastet dont elle venait d’acheter une statue, apparaître sur la dune, et graduellement  remplir tout l’écran.

-Miou, media des dieux, se surprit-elle à murmurer. Quel est ton secret ?

-Demain, on va à Saqqarah, dit-elle  à Kamal au téléphone

-Je le sentais, J’ai déjà loué la jeep.

 

A sept heures du matin, Kamal était devant l’hôtel, quand elle apparut avec le chat :

-J’emmène Miou avec nous, c’est un auxiliaire précieux, expliqua-t-elle.

- Vous l’avez baptisé Miou. Mon ami l’appelait Mau, ce qui revient au même. Quand il vous a adoptée sans problème, j’ai compris que c’était le signe que j’attendais.

- Il est donc à vous ? C’est un chat si spécial…Savez-vous ce qui est arrivé hier ?

Elle le lui raconta pendant le trajet. Kamal regardait souvent dans le rétroviseur

-Nous sommes suivis dit-il d’une voix sourde

-Ca ne m’étonne pas. Ahmed a toutes mes coordonnées. La Sécurité m’avait demandé de me mettre de coté à cause de mon appareil photo trop sophistiqué, et cet officier en particulier a été odieux en m’interrogeant

-Quelle guigne…On essaiera d’être prudents.

 Une demi-heure après, ils étaient à Saqqarah. Le paysage montrait une grande désolation. A la lisière du désert, des monticules de pierres calcinées, avec lesquelles contrastait la taille imposante de la pyramide à degrés de Djoser. Ils longeaient le mur sud, lorsque Miou eut une drôle de réaction, il dressa l’oreille, concentrant son regard sur une masse végétale qui se profilait au loin, vers le sud-est, puis il se ramassa et  d’une brusque détente, atterrit sur la route, Kamal freina à mort. Monique  courut après le fugitif qui ne  s’arrêta que devant un amas de pierres. Monique, reprenant son souffle, n’avançait vers lui qu’avec une extrême circonspection  .Mais le sol se déroba sous ses pieds. Terrifiée, elle se sentit couler dans le vide,

 Quand elle reprit conscience, deux étoiles scintillaient dans l’obscurité qui l’entourait,  Miou, était près d’elle, et la couvait de son mystérieux regard.  La peur la quitta. Elle se leva et en trébuchant, fit le tour de sa prison. Une lointaine lueur montrait la provenance du jour, et l’impossibilité de refaire le chemin inverse :

-Kamal, cria-t-elle, plusieurs fois, dans l’espoir qu’il puisse l’entendre:

     - Ou est-il passé ? Miou, c’est à toi de me guider à présent         

Le chat se leva d’un mouvement félin, et s’arrêta devant une paroi toute lisse .Elle tâtonna, cherchant en vain le mécanisme qui déclencherait une ouverture quelconque .Ce fut Kamal qui l’y aida sans le savoir. Il  lui avait lancé une corde qui balaya le sol avec un bruit étrange. Le mécanisme ne se trouvait pas sur le mur, mais à ses pieds, dans un  creux empli de débris de poterie.

-Descendez, je crois qu’on a une piste

  Lorsque le jeune homme fut arrivé près d’elle, sa torche éclaira une pente raide, qui dévalait vers des profondeurs inconnues .Ils hésitaient et  sursautèrent au moment où la corde qu’on retirait racla à nouveau le sol. Puis la lumière du jour disparut… Ahmed les enterrait vivants. Il fallait trouver une autre issue, mais d’abord échapper aux pièges mortels des pyramides. Miou les y aida à plusieurs reprises Lorsque la descente aux enfers fut achevée, ils aboutirent  à une caverne spacieuse  tapissée de niches au pied desquelles gisaient des momies de souris. Monique reconnut la nécropole de chats qu’on avait cherchée en vain, pendant longtemps .Le temple secret

de Bastet ne devait pas être loin. Miou se faufila dans un boyau où ils durent ramper pour le suivre. Bientôt, le bruit d’une eau courante fut musique à leur oreille. Ils  poussèrent un  soupir de soulagement : Dans une grotte de rêve, la nappe phréatique  avait immergé un autel marqué du sceau de la déesse de l’amour Après s’être désaltérés, ils entreprirent l’ascension des rochers phosphorescents qui barraient le fond de la grotte. Ils virent alors qu’une lueur pénétrait  par une ouverture latérale, ils contournèrent une grande masse derrière laquelle  ils se figèrent de surprise : un air frais leur caressait le visage. Le jeune homme ralluma sa torche :

-Ce sera une drôle de gymnastique, dit-il après un silence. Mais ce puits est notre seule chance de nous en sortir. Heureusement, il est étroit, on pourra prendre appui sur les parois en se poussant vers le haut 
                                                                                        ( à suivre )

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 16:16

 

  Le vieux quartier des artisans, attirait les touristes, en quête de la bonne affaire qui   auréolait de prestige ce voyage en orient. Ses rues étroites bordées de magasins aux devantures violemment éclairées offraient les trésors de toutes les époques, de tous les arts. Après y avoir tourné  pendant plus de deux heures, Monique Chantal et son mari  atterrirent au café El Fishawi, ou ils  purent déguster un thé à la menthe tout en essayant le fameux narghileh. Les marchands ambulants y passaient, vantaient leur marchandise à une clientèle plutôt réticente.  Tout était spectacle, et les yeux en délire ne savaient plus ou se poser. Un beau chat au  pelage court et tiqueté, ondula de la queue, quêtant une caresse .Monique se pencha, plongea les yeux dans le regard qui offrait sans pudeur sa lumière. Un jeune homme  lui dit tout en lui tendant un collier de coquillages :

-Faites semblant d’examiner le collier, s’il vous plait. J’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser. Des ostraca… Mais pas ici…Quel est votre hôtel ?

  Des ostraca…La tentation était trop forte. Elle avait toujours rêvé d’en avoir entre les mains. Elle répondit sans hésitation  Le jeune homme s’esquiva sans reprendre le collier. Que lui arrive t-il, pensa-t-elle avant de réprimer sa contrariété. L’officier de la sécurité qui avait été si désagréable, cet après-midi, était là comme dans un cauchemar,et criait un ordre .Un homme posté au bout de la ruelle s’élança à la poursuite de l’inconnu. L’officier s’approcha goguenard, et prit le collier.

-On le lui rendra, ne vous inquiétez pas. Que vous disait-il ?

-Mais, que ce collier, était une véritable affaire.

  L’officier, narquois la regardait sans répondre, en jouant avec les coquillages  Le silence s’éternisait. Il la considérait comme une coupable en puissance, mais elle allait lui montrer. ..Comme une remarque acerbe lui montait aux lèvres, Marc lui fit signe de laisser passer. Elle fut vengée par le  regard féroce qu’il lança  à l’homme qui revenait bredouille :

-Il a fondu comme un grain de sel, Ahmad bey.

 Monique soupira de soulagement. A ce moment, le chat effleura à nouveau sa jambe, comme s’il voulait lui dire quelque chose  Ahmed lui décocha un coup de pied pour l’éloigner. Un instant, les yeux de l’animal brillèrent d’un éclat meurtrier :

     -C’est odieux, ce que vous avez fait. Autrefois, vous auriez payé ce geste de votre vie. . Les chats étaient traités avec les plus grands égards.

    -Je constate que vous connaissez l’histoire ancienne, mais ces temps sont révolus.

    -Cet animal ne vous avait rien fait…

    -Il s’est mis sur mon chemin, je balaie tout ce qui entrave ma route.

  Se sentant pâlir, elle avait pris le chat sur ses genoux et le caressait doucement l’appelant, elle ne savait pourquoi de son nom hiéroglyphique

   -Miou, tu viens avec moi

Comme Chantal se récriait, elle expliqua :

  -Je ne peux le laisser comme cela dans la rue, après ce qui vient de lui arriver.

Marc dit seulement

  - Es-tu sure ?  Demain nous partons, et ce sera une lourde responsabilité…

-Nous passons au supermarché, et on lui constitue des provisions, voilà c’est simple

 

Quand elle eut confortablement installé Miou dans sa chambre, elle se hâta de redescendre. L’inconnu l’attendait dans le hall :

-Vous êtes bienveillante et protégez les faibles. Les signes ne mentaient pas…

 Kamal el Cheikh, ingénieur au chômage

 - Monique Miral, passionnée d'égyptologie  


                                                                                                                              ( à suivre )

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 12:09
                                                                                             orangerdumexique.jpg



                                                                
du sol
il a puisé
la lumière oubliée
et la ramène
au jour


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