Catégories

Commentaires Récents

A méditer

Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 11:51

Je remonte cet article en solidarité avec  la campagne de
Renard pour les sans abri.



 Sans toit

Roulé dans les volutes 

des  vagues

triste épave

sans plus 

la houle

des jours

te prend

te ramène

te prolonge

comme un écho

dans le brouillard
où l’on ne va nulle part




Que cette voix qui s'enfle sur OB, par humanitude, porte loin
vers les oreilles un peu dures pour que perdure l'élan vers la
vie et le respect de tous...

Marlou

 

Homeless - 21Jun09, Chicago (USA) by philippe leroyer

Par marlou - Publié dans : A méditer
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 05:41




Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Verlaine

Par marlou - Publié dans : A méditer
Ecrire un commentaire - Voir les 21 commentaires - Recommander
Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 05:39






La source tombait du rocher
Goutte à goutte à la mer affreuse.
L'océan, fatal au nocher,
Lui dit : - Que me veux-tu, pleureuse ?

Je suis la tempête et l'effroi ;
Je finis où le ciel commence.
Est-ce que j'ai besoin de toi,
Petite, moi qui suis l'immense ? -

La source dit au gouffre amer :
- je te donne, sans bruit ni gloire,
Ce qui te manque, ô vaste mer !
Une goutte d'eau qu'on peut boire.

Par marlou - Publié dans : A méditer
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires - Recommander
Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 04:48



Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.


A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à coté d'eux.


Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!


Le Poête est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Par marlou - Publié dans : A méditer
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires - Recommander
Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 06:57

Je suis ce roi des anciens temps
Dont la cité dort sous la mer
Aux chocs sourds des cloches de fer

Qui sonnèrent trop de printemps.

Je crois savoir des noms de reines
Défuntes depuis tant d'années,
Ô mon âme ! et des fleurs fanées
Semblent tomber des nuits sereines.

Les vaisseaux lourds de mon trésor
Ont tous sombré je ne sais où,
Et désormais je suis le fou
Qui cherche sur les flots son or.

Pourquoi vouloir la vieille gloire
Sous les noirs étendards des villes
Où tant de barbares serviles
Hurlaient aux astres ma victoire ?

Avec la lune sur mes yeux
Calmes, et l'épée à la main,
J'attends luire le lendemain
Qui tracera mon signe aux cieux.

Pourtant l'espoir de la conquête
Me gonfle le coeur de ses rages :
Ai-je entendu, vainqueur des âges,
Des trompettes dans la tempête ?

Ou sont-ce les cloches de fer
Qui sonnèrent trop de printemps ?
Je suis ce roi des anciens temps
Dont la cité dort sous la mer.

Par marlou - Publié dans : A méditer
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /2009 06:59



L
e pays dépend bien souvent du coeur de l'homme : il est minuscule
si le coeur est petit, et immense si le coeur est grand.

Je n'ai jamais souffert de l'exiguïté de mon pays, sans pour autant
prétendre que j'aie un grand coeur. Si on m'en donnait le pouvoir, c'est
 ici même, en Guadeloupe, que je choisirais de renaître, souffrir et
mourir. Pourtant, mes ancêtres furent esclaves en cette île à volcans,
à cyclones et moustiques, à mauvaise mentalité.

Mais je ne suis pas venue sur terre pour soupeser toute la tristesse
du monde. À cela, je préfère rêver, encore et encore, debout au milieu
de mon jardin, comme le font toutes les vieilles de mon âge, jusqu'à ce
que la mort me prenne dans mon rêve, avec toute ma joie...

Par marlou - Publié dans : A méditer
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander
Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /2009 07:39

 

Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites !
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes.
TOUT, la haine et le deuil ! Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas.

Ecoutez bien ceci : 

                               Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille du plus mystérieux
De vos amis de coeur ou si vous aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu.

Ce MOT - que vous croyez que l'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre -
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre;
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin,
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle !
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera ;
Il suit le quai, franchit la place, et cætera
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe, entre, arrive
Et railleur, regardant l'homme en face dit :
« Me voilà ! Je sors de la bouche d'un tel. »

Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.

Victor Hugo, Toute la Lyre

Par marlou - Publié dans : A méditer
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires - Recommander
Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /2009 05:36



Ce soir mon coeur fait chanter
D
es anges qui se souviennent...
Une voix, presque mienne,
Par trop de silence tentée,

Monte et se décide
A ne plus revenir ;
Tendre et intrépide,
A quoi va-t-elle s'unir ?

 

Par marlou - Publié dans : A méditer
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 22:36

Rabindranath Tagore  écrit dans  " Cygne "

J’ai chéri ce monde

Et l’ai entouré comme une vrille végétale avec chaque

fibre de mon être !

La lumière et la ténèbre de la lune mêlée au soir

Ont flotté parmi ma conscience, en elle se sont fondues.

Tant qu’à la fin ma vie et l’univers

Sont un !


Aimez-vous ce poème ?



Loïc
Oui, j’aime ce poème car il est si important d’essayer de se fondre
dans la nature et réciproquement. Vivre par elle et pour elle. S’y
accrocher, s’y coucher et la respecter comme on le fait avec son lit.
Toutes conditions nécessaires pour que nous ne soyons pas ennemis
mais complices. Faune, flore, humain, un pour tous et tous pour la vie !
Merci de mettre en avant ces vérités. Amitiés. Loic



Chris
oui je l'aime bien, pas le même style...se fondre dans l'univers...

Liedich
Oops, i doit s'agir d'une traduction. Enfin, je pense.

La fusion dont il parle existe et je ne vois d'autre issue qu'appartenir et
se fondre à l'univers que nous constituons même s'il est dit que nous
sommes bien peu.

Mais il est dit que nous sommes bien peu..... alors par Qui, au nom
de Quoi, suivant quels critères, quels repères et ceux ci sont ils exacts
ou on et au nom de quoi encore une fois....

Et si nous étions tous l'univers, un chacun !
Et si j'étais l'univers à moi seul et le reste du monde des périphériques
d'utilité inconnue !

Sarah 

  • je connais tagore et ses écrits
    j'aime bcp cet extrait
Par marlou - Publié dans : A méditer
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés