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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 06:11


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Ils perdirent l'Etoile, un soir; pourquoi perd-on
L'Etoile ? Pour l'avoir parfois trop regardée.
Les deux rois blancs étant des savants de Chaldée,
Tracèrent sur le sol des cercles au bâton.

Ils firent des calculs, grattèrent leur menton.
Mais l'étoile avait fui, comme fuit une idée.
Et ces hommes dont l'âme eut soif d'être guidée
Pleurèrent, en dressant des tentes de coton.

Mais le pauvre Roi noir, méprisé des deux autres
Se dit : " Pensons aux soifs qui ne sont pas les nôtres,

Il faut donner quand même à boire aux animaux. "

Et, tandis qu'il tenait son seau par son anse,
Dans l'humble rond de ciel où buvaient les chameaux
Il vit l'Etoile d'or, qui dansait en silence.

                                                   Edmond
Rostand 

Par marlou - Publié dans : Lectures
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 04:32
Par marlou - Publié dans : Lectures
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 06:22
Décorations de Noël à Sydney
Vive le vent

Joyeux joyeux Noël
Aux mille bougies
Qu'enchantent vers le ciel
Les cloches de la nuit.
Oh !
Vive le temps
Vive le temps
Vive le temps d'hiver
Qui rapporte aux vieux enfants
Leurs souvenirs d'hier.
Sur le long chemin
Tout blanc de neige blanche
Un vieux monsieur s'avance
Avec sa canne dans la main
Et tout là haut le vent
Qui siffle dans les branches
Lui souffle la romance
Qu'il chantait petit enfant.
Oh !

Refrain :
Vive le vent
Vive le vent
Vive le vent d'hiver
Qui s'en va sifflant soufflant
Dans les grands sapins verts
Oh !
Vive le temps
Vive le temps
Vive le temps d'hiver
Boule de neige et jour de l'an
Et bonne année grand-mère

Joyeux joyeux Noël
Aux mille bougies
Qu'enchantent vers le ciel
Les cloches de la nuit.
Oh !
Vive le vent
Vive le vent
Vive le vent d'hiver
Qui rapporte aux vieux enfants
Leurs souvenirs d'hier.
Et le vieux monsieur
Descend vers le village
C'est l'heure où tout est sage
Et l'ombre danse au coin du feu.
Mais dans chaque maison
Il flotte un air de fête
Partout la table est prête
Et l'on entend la même chanson.
Oh !

Refrain
Par marlou - Publié dans : Lectures
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 10:12

 

 
   La pluie fine a mouillé toutes choses, très doucement, et en silence. Il pleut encore un peu.
Je vais sortir sous les arbres. Pieds nus, pour ne pas tacher mes chaussures.

La pluie au printemps est délicieuse. Les branches chargées de fleurs mouillées ont un
parfum qui m'étourdit. On voit briller au soleil la peau délicate des écorces.

Hélas ! que de fleurs sur la terre ! Ayez pitié des fleurs tombées. Il ne faut pas les balayer
et les mêler dans la boue ; mais les conserver aux abeilles.

Les scarabées et les limaces traversent le chemin entre les flaques d'eau ; je ne veux pas
marcher sur eux, ni effrayer ce lézard doré qui s'étire et cligne des paupières.

 

Par marlou - Publié dans : Lectures
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 06:57

On accorde l'invention de la crèche au XIIIème siècle  à
Saint François d’Assise qui
  fit représenter dans une étable
abandonnée le jeu de la Nativité par des personnages et
des animaux vivants.
Avec la Révolution, l
usage naquit de faire une crèche dans
chaque foyer et cette belle tradition provençale ne tarda pas
à gagner toutes les régions de France.

La crèche authentique est en fait une représentation idéale
 du village où chacun a sa place y compris les animaux
domestiques.
En Provence, le décor est une projection, en 2 parties, de l
a vie communautaire avec ses maisons, son puits, son four,
 l
eau du moulin, la neige, les pins, les oliviers et... le ciel
illuminé....et une étable avec l
enfant Jésus, la Vierge Marie,
Joseph, l
âne et le bœuf, létoile à queue de comète qui
guidera plus tard les Rois Mages, et la foule qui vient leur
rendre visite.

Cest un moment important de la vie familiale en Provence
où le santon se transmet de père en fils, le santondu
provençal "santoun" qui signifie "petit saint".

Le premier santon est dorigine marseillaise, le moule le plus
ancien étant celui de Lagnel. Il est présenté au musée du
Vieux
 Marseille (maison Diamantée).
 

Ainsi, on retrouvera parmi ces silhouettes tous les petits
métiers du siècle dernier, en tout une cinquantaine aux noms
tellement évocateurs !
- Roustido, la sympathique bourgeoise au parapluie rouge
tenu par son mari.
- Bartomiou, incorrigible ivrogne, coiffé d
un long bonnet
de coton qui présente à l
Enfant Jésus une morue plate
et sèche.
- Pistachié, le grand dadais qui conduit un âne chargé
de sacs de blé.
- Lou Ravi, qui lève les bras au ciel, en signe d
admiration,.
- Le boulanger et son panier de fougasses.
- Et la marchande d
ail, la poissonnière, les valets de ferme
 portant lanternes, le pêcheur et son filet sur l
épaule,
 les adorants (personnages à genoux), etc.

 
Tous ces personnages entourent lenfant Jésus, Marie,
Joseph, les Rois Mages sont mis en place le 6 janvier lors
de
lépiphanie et lon « défait » la crèche le jour de la
chandeleur le 2 février.

Par marlou - Publié dans : Lectures
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 02:23

C'est en Alsace, à la Bibliothèque Humaniste de Sélestat,
que l'on trouve la première mention écrite de la vente de
sapins en 1521 dans les archives de la ville. Et pour cause,
 l'Alsace est le berceau du sapin de Noël. Voici sa petite
histoire...

L'existence d'arbres décorés en Alsace remonte au Moyen
 Age
. Le 24 décembre, un sapin était placé dans le choeur
des églises où, lors du Jeu "d'Adam et Eve", il représentait
l'arbre du Paradis garni de pommes rappelant le fruit de la
tentation.
Au fil du temps, les paroissiens remplacèrent chez eux les
branches de sapins par des arbres entiers  dès le début du
XVIè siècle.

Dès la fin du XVIème siècle, s'ajoutent des roses et autres
fleurs en papier multicolore, ou, parfois en fines feuilles de
métal doré travaillé, rappelant l'arbre de Jessé qui représente
la filiation du Christ, mais aussi la Rose de Noël.
Puis viennent à le fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème
siècle, dans la décoration, les noix dorées et argentées,  les
Bredele, et des confiseries en mousse de sucre, pâte d'amande
et pain d'anis.

Dans la seconde moitié du XIXème siècle, se répand l'usage
d'imprimer et de presser des images brillantes, découpées , que l
'on colle sur des sujets en sucre et en chocolat. On invente le sucre
glace et on en badigeonne les Bredele avec des granulés colorés.
Les pains d'épice sont alors ornés de sucre et d'images imprimées.

Enfin apparaissent de la fin du XIXème siècle à nos jours,
les figurines en cire, angelots notamment, habillés de fines feuilles
de métal doré et argenté, avec lesquelles on confectionne aussi
des guirlandes ou des étoiles. On dore les pommes de pin. On
décore aussi de boules, de fuseaux, de clochettes, de noix soufflées
et de glaçons artificiels en verre, de cheveux d'anges et de boules en

verre soufflé, inspiration des verriers de Meisenthal.

Par marlou - Publié dans : Lectures
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 04:53

Sous le souffle étouffé des vents ensorceleurs
J'entends sourdre sous bois les sanglots et les rêves :
Car voici venir l'heure où dans des lueurs brèves
Les feuilles des forêts entonnent, choeur en pleurs,
L'automnal requiem des soleils et des sèves.

Comme au fond d'une nef qui vient de s'assombrir
L'on ouït des frissons de frêles banderoles,
Et le long des buissons qui perdent leurs corolles
La maladive odeur des fleurs qui vont mourir
S'évapore en remous de subtiles paroles.

Sous la lune allumée au nocturne horizon
L'âme de l'angélus en la brume chantonne :
L'écho tinte au lointain comme un glas monotone
Et l'air rêve aux frimas de la froide saison
A l'heure où meurt l'amour, à l'heure où meurt l'automne !

Par marlou - Publié dans : Lectures
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 02:39



Tu le sais, inimitable fraise des bois

Comme un charbon ardent aux doigts de qui te cueille :

Leçons et rires buissonniers
Ne se commandent pas.

Chez le chasseur qui la met en joue
L'automne pense-t-elle susciter l'émoi
Que nous mettent au coeur les plus jeunes mois ?

Blessée à mort, Nature,
Et feignant encor
D'une Ève enfantine la joue
Que fardent non la pudeur mais les confitures
Ta mûre témérité
S'efforce de mériter
La feuille de vigne vierge.

Par marlou - Publié dans : Lectures
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 07:04

 



Que j'aime ces forêts ! que j'y vis doucement !
Qu'en un siècle troublé j'y dors en assurance !
Qu'au déclin de mes ans j'y rêve heureusement !
Et que j'y fais des vers qui plairont à la France !

Depuis que le village est toutes mes amours,
Je remplis mon papier de tant de belles choses,
Qu'on verra les savants après mes derniers jours,
Honorer mon tombeau de larmes et de roses.

Ils diront qu'Apollon m'a souvent visité,
Et que, pour ce désert, les Muses ont quitté
Les fleurs de leur montagne, et l'argent de leur onde.

Ils diront qu'éloigné de la pompe des rois,
Je voulus me cacher sous l'ombrage des bois
Pour montrer mon esprit à tous les yeux du monde.

François Maynard
Par marlou - Publié dans : Lectures
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 08:41

Lorsque, par un décret des puissances suprêmes,
Le Poète apparaît en ce monde ennuyé,
Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes
Crispe ses poings vers Dieu, qui la prend en pitié :

- " Ah ! que n'ai-je mis bas tout un noeud de vipères,
Plutôt que de nourrir cette dérision !
Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
Où mon ventre a conçu mon expiation !

Puisque tu m'as choisie entre toutes les femmes
Pour être le dégoût de mon triste mari,
Et que je ne puis pas rejeter dans les flammes,
Comme un billet d'amour, ce monstre rabougri,

Je ferai rejaillir ta haine qui m'accable
Sur l'instrument maudit de tes méchancetés,
Et je tordrai si bien cet arbre misérable,
Qu'il ne pourra pousser ses boutons empestés ! "

Elle ravale ainsi l'écume de sa haine,
Et, ne comprenant pas les desseins éternels,
Elle-même prépare au fond de la Géhenne
Les bûchers consacrés aux crimes maternels.

Pourtant, sous la tutelle invisible d'un Ange,
L'Enfant déshérité s'enivre de soleil,
Et dans tout ce qu'il boit et dans tout ce qu'il mange
Retrouve l'ambroisie et le nectar vermeil.

Il joue avec le vent, cause avec le nuage,
Et s'enivre en chantant du chemin de la croix ;
Et l'Esprit qui le suit dans son pèlerinage
Pleure de le voir gai comme un oiseau des bois.

Tous ceux qu'il veut aimer l'observent avec crainte,
Ou bien, s'enhardissant de sa tranquillité,
Cherchent à qui saura lui tirer une plainte,
Et font sur lui l'essai de leur férocité.

Dans le pain et le vin destinés à sa bouche
Ils mêlent de la cendre avec d'impurs crachats ;
Avec hypocrisie ils jettent ce qu'il touche,
Et s'accusent d'avoir mis leurs pieds dans ses pas.

Sa femme va criant sur les places publiques :
" Puisqu'il me trouve assez belle pour m'adorer,
Je ferai le métier des idoles antiques,
Et comme elles je veux me faire redorer ;

Et je me soûlerai de nard, d'encens, de myrrhe,
De génuflexions, de viandes et de vins,
Pour savoir si je puis dans un coeur qui m'admire
Usurper en riant les hommages divins !

Et, quand je m'ennuierai de ces farces impies,
Je poserai sur lui ma frêle et forte main ;
Et mes ongles, pareils aux ongles des harpies,
Sauront jusqu'à son coeur se frayer un chemin.

Comme un tout jeune oiseau qui tremble et qui palpite,
J'arracherai ce coeur tout rouge de son sein,
Et, pour rassasier ma bête favorite,
Je le lui jetterai par terre avec dédain ! "

Vers le Ciel, où son oeil voit un trône splendide,
Le Poète serein lève ses bras pieux,
Et les vastes éclairs de son esprit lucide
Lui dérobent l'aspect des peuples furieux :

- " Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance
Comme un divin remède à nos impuretés
Et comme la meilleure et la plus pure essence
Qui prépare les forts aux saintes voluptés !

Je sais que vous gardez une place au Poète
Dans les rangs bienheureux des saintes Légions,
Et que vous l'invitez à l'éternelle fête,
Des Trônes, des Vertus, des Dominations.

Je sais que la douleur est la noblesse unique
Où ne mordront jamais la terre et les enfers,
Et qu'il faut pour tresser ma couronne mystique
Imposer tous les temps et tous les univers.

Mais les bijoux perdus de l'antique Palmyre,
Les métaux inconnus, les perles de la mer,
Par votre main montés, ne pourraient pas suffire
A ce beau diadème éblouissant et clair ;

Car il ne sera fait que de pure lumière,
Puisée au foyer saint des rayons primitifs,
Et dont les yeux mortels, dans leur splendeur entière,
Ne sont que des miroirs obscurcis et plaintifs ! "

Baudelaire 

Par marlou - Publié dans : Lectures
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