Mercredi 12 novembre 2008
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Solitaire et livré aux fureurs de l’orage
Le cœur démantelé, chavire et fait naufrage
La voilure des toits mêlée froideur et neige
La charpente de ces grands rendez-vous manqués
C’est l’embrasure étrange, inertie, sortilèges
Lorsqu’on attend que passe et repasse étoilées
Ces choses qu’on ne vit que tout seul avec soi
Le soir au bout des toits…
Le soir sans écho, porte cette traînée pâle
De mots silencieux que le regard ravale
Une robe en velours et la rue à ses pieds
Les grands lumignons clairs qui créaient l’atmosphère
Sur le sommet des tours, le ciel est à portée
Et l’on la voyait seule admirer au coucher
Le soleil qui tombait et la ville aussi seule
Qu’elle ne serait jamais…
Comme une odeur de fleur qui s‘accroche à sa voix
Solitude et lilas
Lilas des rêves fous qui jamais ne s’apaisent
Vie et mort tour à tour, s’en disputent les braises
Des bouts de cendres froides, quelques bouts de lui froids
Une flamme fébrile qui ne réchauffe pas
Dans un chemin sans rien que la pluie sur les bras
Et les bras et les mains sans rien d’autre qui soit
Là pour lui tenir chaud, lui tenir compagnie
Un inconnu de plus entre les parapluies
Et c’est le soir soudain qui ne se finit pas
vraiment comme il se doit
Juste entre deux retards (au parfum d’autre endroit)
solitude et lilas
Solitude et lilas, couleurs de ses regrets
De l’amour sans limites, qu’elle
conjuguait
A tous les bleus soupirs, à toutes les tendresses…
Mais qui meurt sans recours d’infimes maladresses
Conséquence logique de tant de faux-pas
Ce soir et tous les soirs, solitude et lilas…
Par marlou
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Jeudi 12 juin 2008
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Lentement, tranquillement, la felouque descend le Nil
Fleuve somptueux qui berce les temples et mausolées
Gardien de la civilisation, il a tissé les fils
De l'ère pharaonique, en milliers d'années
De tous temps, il fut la vie, la mort
Paysans, explorateurs, touristes
Ont bu de son eau et reviennent encore
A ses flots émouvants, nul ne résiste
De la vallée des Rois au Delta
Tu es Histoire et futur
Tu racontes le mythe d'Isis qui prouva
La force réelle de l'amour pur
Déesse Mère antique et si belle
Osiris tu sauvas aimas
Tu en fis la légende éternelle
De l'amour qui ne s'oublie pas
Ô Egypte j'aimerais tant te vivre
Lézarder sur tes berges et t'écouter
Puis, de l’eau de ton Nil, ivre
Mêler ma voix à sa mélopée
Jongle avec Grand Maitre Fred
/ Le jongleur des mots
Par marlou
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Vendredi 21 mars 2008
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17:06
entre deux silences
s'avancent
les mots
ils s'aventurent
loin
hors de portée
pour les capturer
inventer
des vrilles
pour les mettre au pas
inventer
des rimes
Tilk et Marlou
Par marlou
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Lundi 18 février 2008
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05:08
Doux profil aperçu rapidement
Un sourire éclatant regard charmeur
Cette femme fleur, cette femme enfant
Pourrait-elle combler la soif du coeur?
La reverrai-je demain Je le souhaite
Pouvoir lui parler serait un plaisir
Ce doux mirage en mes yeux se répète
S'enfuit dès que je pense le saisir
Rêver d'elle ne me satisfait
Lui parler je dois pour charmer
Caresser son chien, porter ses paquets
Trouver le moyen de l'aborder
Partager un dîner romance
Et la combler de douceurs tendres
Mon plus beau poème, une danse
Le fruit de sa bouche à prendre...
Je l’ invite tremblant elle dit oui..
Je la reçois et la charme lentement..
Mais le chien en laisse qui la suit
Semble
être jaloux et montre les dents
Morale : Mieux vaut être prudent...
Cette jongle à 2 est le résultat d'un travail commun entre Grand Maitre Fred (Le Jongleur de mots) l'initiateur, et Marlou. La porte est
ouverte à d'autres jongles, si le coeur vous en dit.
Par marlou
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