Sous la surface
ce qui dépasse
enfance bleue
en jeux heureux
sous la surface
un ange passe
pétales bleus
des jours heureux
sous la surface
la peur s’efface
silences bleus
amants heureux
Sous la surface
ce qui dépasse
enfance bleue
en jeux heureux
sous la surface
un ange passe
pétales bleus
des jours heureux
sous la surface
la peur s’efface
silences bleus
amants heureux
un poème
à peine
au bout des doigts
et il sème
loin de la haine
en croix
l’amour
des mots qui entraînent
les coeurs avec soi
dans l’infini domaine
des jours
de soie
Quelques notes de musique
pour adoucir les mœurs
pour enchanter les cœurs
de leur pathétique
quelques notes complices
pour annuler du malheur
la morsure des rancoeurs
et tous leurs maléfices
pour que la vie soit magique
répétons en choeur
avec Merlin l'enchanteur
quelques notes de musique
Les mots reviennent
sans être appelés
pour que je me souvienne
de leur réalité
de la furtive caresse
de leur onde tendre
de l’idée qui paresse
avant de se faire prendre
seraient-ils attirés
par le signal rouge
de l’unique vérité
dans un monde qui bouge
les laisser venir
sans contrainte aucune
éclairer l’avenir
de leur constante lune
Ce mot si doux
Ce mot indice
Qui fait de nous
Des complices
Ce mot rencontre
Ce mot fusion
Entre pour et contre
Cœur et raison
Deux pensées méfiantes
Qui s’observaient de loin
Tournent virevoltantes
Sur le même chemin
Elles vont, elles reviennent
Mesurer l’impression
Pourvu qu’elle se maintienne
Au même diapason
Alors elles se rapprochent
Se révèlent
S’accrochent
S’emmêlent
« Je » et « tu », s’embrassent
Et en un instant
« Nous » prend leur place
Pour longtemps
Quelles couleurs égrène
cette heure
quel retour déchaîne
le bonheur
quel amour ramène
la douceur
tout s’enchaîne
pour que demeure
l’élan du cœur
Les sons me frôlent
des mots corolles
s’ouvrent pour moi
la nuit est belle
car étincelle
toute la joie
c’est un regard
perdu qui repart
nouvel émoi
quelque part
la tendre voix
d’un violoncelle
dis-moi
ce que dit l’oiseau
au clair de ses ramages
ce que
chantent
les feuilles
au vert paysage
ce qu’apportent
les mots
à l’envers de
l’image
A toute vitesse elles roulent
Leurs tendres molécules bleues
Sur les galets, elles déroulent
Les notes de leur ciel heureux
Elles chantent dans le désert
La voix secrète de la terre
Elles font naître un peu de vert
Où habite la lumière
On se tait lorsqu’elles arrivent
Sur le flot d’un profond désir
Etanchons la soif à leurs rives
Plongeons-y les mots à fleurir
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