Samedi 8 mars 2008

Elles ont un air de chien battu, lorsqu’ elle les rencontre, l’air de vouloir s’accrocher à n’importe quoi, à n’importe qui. Elle s’approche, s’enquiert de ce qu’elles ont pu faire pour être ainsi retirées du groupe, mises en quarantaine, faisant l’expérience des marginaux

Elles brisent le dur silence, toutes en même temps, pour établir un contact humain. Elle doit les interrompre pour comprendre : l’une a perdu son cahier et doit recopier toutes les leçons, l’autre n’a pas tous ses livres, les gros livres si lourds à l’épaule, trop lourds de connaissances humaines, de pièges plus ou moins innocents…La troisième pendant le cours, appelait au secours. Sa vie lui faisait mal, et elle la défiait de ses sourires crispés qui cachaient des larmes .Toujours espérer, attendre, sentir la déception : Le prof joue les abonnés absents. Quand il consent à revenir sur terre, c’est la sentence. Dehors…

Oui, enfin dehors, elle ne voulait pas rester de toute manière. Elle n’intéresse personne, rien ne l’intéresse. Elle est toujours seule, ses parents courant chacun après sa chimère, une vieille grand-mère trop lasse pour encore soigner des écorchures…

Comment gronder alors que la peur étreint leur regard ? Elles sentent le changement profond, se hasardent à une requête : «  Pourriez-vous venir avec nous chez le Principal ? »

Elle les accompagne et les précède, car elles ont à nouveau le cœur froid d’ap-

réhension. Elle parle pour elles, plaide leur cause, puis fait le silence, laisse passer l’orage, encaisse à leur place. Elle habille sa voix de calme pour promettre en leur nom, un comportement meilleur…

Lorsqu’elle les ramène à nouveau à leur classe, la paix est enfin revenue et leurs yeux éclairés d’une douce lumière la récompensent de son affection inconditionnelle .
La vie est belle

par marlou publié dans : articles
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Lundi 3 mars 2008

Un geste, un tout petit geste pour crier que nous ne l'oublions pas, elle et les autres otages de colombie.
Si chacun pouvait faire un copier-coller de cet article, nous pourrions aisi faire une grande chaîne de solidarité.
Mettre cet article sur son blog, c'est une toute petite goutte, mais il y a des millions de petites gouttes sur internet. Alors, s'il vous plaît, une pensée pour elle et pour eux.

Un merci à pourquoi pas qui est l'initiateur de cette chaine de solidarité.


En Colombie, une femme exceptionnelle est en grand danger - mais nous pouvons agir !

Merci d'avance !

 

La reproduction du graphisme "Ingrid derrière les barbelés" est autorisée sans droit, en mentionnant la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt et en faisant un lien vers le site Betancourt.info
www.betancourt.info/indexFr.htm 

Si chacun de nous fait un geste, peut-être q'elle pourra être sauvée.
Je voudrais également ajouter que tous les otages séquestrés dans cette jungle
ou ailleurs dans le monde mériteraient d'être libérés.
Espérons que ce battement d'aile infime arrivera jusqu'à eux...

Ignorant même ce que sont devenu tes enfants
Nul ne t’oublie, le sais tu ?
Ils t’attendent Grande dame au cœur tendre et grand
Raillant menaces et pièges qu’ils tendent Isolée
tu payes ton innocence maintenant
Dieu, puisse-t-il les raisonner. Qu’ils te rendent !

Merci à Bonzo pour ce poème


Faites passer le message
Merci pour elles et pour tous les autres



Faites passer le message
Merci pour elles et pour tous les autres
 
par zazou publié dans : divers communauté : BLOGS, en parler ...
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par marlou publié dans : articles
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Mardi 29 janvier 2008

il y a deux sortes de gens : ceux qui se tournent vers l’extérieur, et les autres qui regardent leur nombril

Les premiers prennent tous les jours quelques minutes pour se mettre  à leur fenêtre, faire quelques pas dans un jardin ou sur un sentier. Ils vont humer l’air du ciel observer la mue d’un nuage, admirer les ronds de soleil sur une feuille, le jeu des animaux loin des hommes. Ils observent l’univers à la longue-vue, accumulent des trésors de sensations virtuelles ou olfactives.

Ce butin, les fait instinctivement revenir aux sources qui alimentent leur humanité. Il pèse le poids de plusieurs existences pour eux et pour les autres  qui s’en enrichissent spirituellement

Ceux de la seconde catégorie, ressemblent à l’homme d’affaires du Petit Prince. Ils n’ont pas le temps de faire autre chose que d’essayer de gagner le plus d’argent, et de se hisser aux postes les plus lucratifs.

Ils sont tellement égocentriques, que les hommes se réduisent pour eux à des alliés ou à des adversaires, quand ils ne représentent pas des héritiers en puissance, capables seulement de dilapider la fortune  qu’ils ont passé leur vie à amasser.

 Quant aux étoiles,  s’ils les regardent c’est en se demandant quand ils pourraient s’y payer un week-end de milliardaire…

 

 

par marlou publié dans : articles
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Jeudi 20 décembre 2007
 Bertrand Anri de son vrai nom Bouna Wade, ågé de dix-sept ans, sénégalais orphelin de mère

arrive à l'aéroport de Lyon Satolas dans le train d'atterrissage d'un vol Dakar-Lyon le dimanche 17 janvier 1999. Voici son histoire
 

J'ai vaincu la mort

Ou presque

Le froid a envahi

Mes membres

Mais me réchauffait l'idée

D'arriver au refuge

De la grande Europe

Ce territoire de toutes les chances

De toutes les bénédictions

La France m'a accueilli

J'ai repris vie dans un lit d'hopital

Mon coeur oubliait le froid

Mais j'avais tort

Les faibles ont toujours tort devant la loi

Même lorsqu'ils trouvent des défenseurs

Même lorsque le juge

A encore le coeur tendre

Et peut toujours ressentir la pitié

Car il n'y a pas que le juge

La police de l'air et des frontières

A ses privilèges de police

A maintenir coûte que coûte

C'est ainsi que les portes se referment

La porte de l'espoir

La porte de la zone d'attente

Zone d'attente

Heures terribles que ces heures

Où des gardes armés font le guet dehors

Tandis qu'à l'intérieur

Toute la grisaille du monde

Semble un brouillard à couper au couteau

Couteau à cran d'arrêt

Couteau homicide

Du respect de l'être humain

Où est l'homme

Dans ce sombre bâtiment

Où est la corne d'abondance

Où sont les rêves dorés

Nés dans la chaleur africaine

Heures terribles que ces heures

La verité marque son sceau

Sur le coeur mis à nu

Par un bourreau implacable

J'ai longtemps regardé derrière les grilles

Le monde qui me refusait sa douceur

De l'autre côté,autour de moi

Un murmure de solidarité

Puis tout à coup le silence

Pas cadencés cliquetis d'armes

Un nom

C'est le mien

Ou plutot ce n'est pas le mien

Ai-je encore envie d'être

Ce Bernard Anri

Que l'espoir m'avait choisi pour nom

J'hésite

Mais la vie est plus forte

Je réponds présent

il est beau ce pays 
qui accueille un de ses fans

Pour accueillir un de ses fans
Foyer de l'Aide sociale à l'enfance
F. A. S. E

Lettres miraculeuses

Lettres fabuleuses

Qui déchirent le brouillard

Et me rendent la vue

Maintenant il est temps

D'ôter la carapace

Des peurs

Des souffrances

Maintenant mon coeur

Respire de toutes tes forces

L'air de la vie nouvelle

Tu as eu raison au fond

De parier

De te lancer dans le vide

De la confiance à priori

L'aube renaît resplendissante

Du fond de la nuit

Ma première nuit

De liberté
Dans votre pays

 

par marlou publié dans : articles
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Mercredi 12 décembre 2007

                                                L’ARCHE  DE  TROSLY                                           

 

 

            Jadis,  l’arche biblique avait sauvé du grand déluge,  sept  hommes. Aujourd’hui la nouvelle Arche abrite ceux qui essaient de survivre à l'ère de la solitude.

            L’aventure avait commencé  comme dans un conte de fées. Peut-être faudrait-il raconter ainsi l’histoire : Il était une fois deux hommes avec un handicap mental,  Raphaël et Philippe,  qui dépérissaient dans un asile.  Un jour,  un étranger survint.  Jean Vanier avait  vainement cherché,  un sens à sa vie, dans la carrière militaire,  puis dans le monde des idées. Il lut dans leur regard, leur besoin d'amitié.  Il ne se déroba point. 

            Après les autorisations nécessaires, il les emmena à Trosly Breuil ou il avait achète une maison qu’il nomma l’Arche,  en souvenir de celle de Noé. Là, une vie nouvelle commença pour eux : « heureuse, rythmée par le travail, les repas, la détente et la prière ».

D’autres devaient les suivre. Aujourd’hui on compte deux cents personnes avec un handicap et deux cents assistants dans les Arches de France.  C’est que l’Arche est

devenue une force qui révolutionne le système des valeurs relationnelles.

            D’abord les personnes avec un handicap y recouvrent leur droit au respect car limitées intellectuellement et manuellement, elles sont souvent plus douées que les autres sur le plan du cœur. Il suffit qu’on les accueille par le regard,  le ton de la voix,  pour atteindre l’essentiel : «  la part de lumière qui est en elles  ».           

            Les assistants eux, y trouvent l’occasion de souligner leur identité à travers la «recherche de la vérité sur soi et sur la vie.» En dépassant leurs blessures, ils apprennent par «l'écoute et la bonté,  à aider d’autres à vivre plus pleinement leur humanité et à se réunir dans le partage et l'amitié.»

L’Arche a également un impact indirect mais indéniable sur ceux qui ont lu le livre relatant l'expérience de Jean Vanier «Toute personne est une histoire sacrée. » Ils sont touchés par l’accent de sincérité qui s’en dégage, quand l’auteur parle de lui-même, parle de nous.

            Nous sommes plus stressés que les personnes handicapées. Nos peurs nous gouvernent, et la solitude en nous est difficile à vaincre. Quand nous avons vécu l'échec d’une relation, nous nous forgeons une carapace par crainte d'être dévalorisés, abandonnés, écrasés par l'autorité ou happés dans l’engrenage des besoins «illimités des autres. » Nous nous enfermons en nous-mêmes, croyant que l’ennemi, c’est l’autre.

            Il est bon  de descendre au fond de soi, nous conseille Jean Vanier et de reconnaître ses blessures. Car, seule, la vérité libère. On peut alors faire le pas décisif : celui d’aller vers la relation «communion» On est sur le pont fragile du premier oui, au-dessus de l’inconnu. On se met à découvert. On n’a à offrir que sa vulnérabilité et ses limites. Mais, l’amour simplifie tout. Tagore l’avait exprimé : «quand la flamme intérieure parait, elle fait du dedans et  du dehors un seul foyer et toutes les barrières tombent en cendres. »

            La libération est aussi assurée par la gratuité de l’amour : chaque habitant de l’Arche sait qu’il est aimé «inconditionnellement, non pour ce qu’il peut donner, mais pour ce qu’il est. » Ce n’est pas par les branches qui s’effleurent qu’on peut rompre sa solitude. Ce n’est pas par l’admiration, elle ne dure pas longtemps; ce n’est pas par la générosité, elle rend celui qui reçoit inférieur à celui qui donne ; mais par la compassion, par les racines qui se nourrissent à la source de l'être qui est aussi révélation de l’univers.

            Alors, chacun se sent  précieux, digne d'être pris en charge, et d’assumer sa part de responsabilité envers l’autre. C’est cet engagement mutuel qui marque la vraie maturité de l’esprit humain.

Pour toutes ces raisons, l’Arche est un lieu de guérison intérieure, de réconciliation, de paix. Comment s'étonner que soixante-dix pays en acceptent le principe de vie ? .

On constate donc un effort international pour accueillir le différent, le marginal, le démuni  c’est ainsi que l’on voit les villages d’enfants SOS, les Resto du cœur, l’accompagnement des malades incurables, la lutte contre la famine dans le monde comme autant de manifestations de cet esprit de tolérance et de fraternité si joliment appelé «l’humanitude» par l’auteur de «Vivre ensemble ». 

par marlou publié dans : articles
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Dimanche 11 novembre 2007

 

Quant tout aurait été dit, il faudrait parler encore des rivières, des 8500 Km de routes fluviales qui font la joie de ceux qui aiment partir et découvrir à très petite vitesse (6 Km / h. ) les richesses naturelles et toutes celles du patrimoine culturel de l’«Hexagone ».

            D’où viennent ces rivières ?

Des hauteurs, cascades qui chantent, fraîches mousselines entre les rochers bruns.

            De gouffres profonds desquels, enfin libérées, elles peuvent creuser leur lit entre les montagnes, pour donner le sens du mouvement à celles qui sont immobiles pour toujours.

            De dizaines de ruisseaux dont les fils ténus viennent porter leur tribut au flot nourricier.

            Car les rivières ont toujours materné les hommes. Ruban couleur d’azur, elles s’enroulent autour du plus beau des cadeaux, celui de la vie.

            Et les hommes ont toujours recherché les rivières. C’est autour d’elles qu’ils dessinent les sillons de leurs pas et qu'éclosent en fleurs mystérieuses, les pétales roses des agglomérations humaines.

Quelle entente secrète subsiste-t-elle entre eux à travers les siècles ? Les pécheurs sentent-ils cela plus que les autres ? L'éclair d’argent d’une truite au bout de leur ligne explique-t-il toujours leur patience pendant des heures interminables. Que leur apportent  les stations prolongées dans l’eau? Ils traquent les sensations, ces éclairs de vérité que le corps transmet de l’univers, à la conscience attentive.

Sensations aussi, les plaisirs de la natation : eau fraîche aux doigts qui creusent sa résistance, qui la poussent à l’abandon ; expéditions en kayak, en canoë, croisières en bateau pour les chasseurs d’impressions. Paysages grandioses des Gorges du Tarn ou insolites tel le Pont d’Arc qui enjambe l'Ardèche, le funiculaire qui surplombe l'Isère.

            Rivières à l’image de l’homme. Elles se veulent belles, frangées de saules pleureurs comme d’une suprême coquetterie. Elles soignent leurs jardins aquatiques et polissent longtemps leurs galets couleur pastel pour attiser la convoitise des enfants curieux. Parfois la violence les possède. Elles roulent, impétueuses, et déchiquettent leur eau en blanches écumes sur les rocs de la peur ou de la colère. D’autres fois, elles se font lisses avec des miroitements d’or liquide, voluptueux et serein comme aux moments de  tendresse.

            Rivières qui se souviennent des heures lumineuses ou tragiques de l’histoire. Fidèles sentinelles, elles gardent les images du passé gravées dans le cristal de leur flot : amphithéâtres, temples, aqueduc de l'époque gallo-romaine ; basiliques, monastères, flèches gothiques des cathédrales du Moyen-âge ; châteaux de la Renaissance qui quittent les collines et viennent embrasser de leurs arches gracieuses le cours de la rivière tel Chenonceau ; villes médiévales qui continuent à se cacher derrière l'écran de leurs remparts.

            Comme le temps, les rivières passent insaisissables, emportant des souvenirs, se nourrissant un peu de la vie des hommes. Que de choses ne pourraient-elles pas raconter sur ceux qui ont marqué les siècles, de leur génie ou de leur courage. Leurs eaux secrètes connaissent les mirages et font chanter les sirènes.

            Rivières, dont les molécules d’eau sont l'élément, mais qui sont beaucoup plus qu’elles-mêmes. Elles veulent être le ciel, les nuages, les arbres dont elles retransmettent l’image dans un monde de perception plus fine.

            Rivières qui se teintent en passant de tout ce qu’elles rencontrent sans cesser de demeurer dans leur essence profonde.

            Rivières aux univers parallèles : vie réelle visible et discernable, vie virtuelle, mystérieuse et mystique.

            Rivières qui flattent l’imaginaire, ce terreau de toutes les réalisations humaines.

Elles parlent du passé au présent, et du présent  à l’imparfait. Elles nous laissent le soin d'écrire l’avenir. Saurons-nous bien le faire ? Saurons-nous  les préserver, elles qui ont tant donné aux hommes, de la pollution qui menace la vie moderne ?

 

 

par marlou publié dans : articles
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Vendredi 7 septembre 2007

L'Institut du Monde Arabe veut s'ouvrir

Le 15-04-2007 par Arnaud Saint Jean

Dominique Baudis, le nouveau président de l’Institut du Monde Arabe était de passage au Caire, avec des ambitions toutes neuves pour l’IMA, dont il entend faire un véritable point d'ancrage entre deux mondes.

A peine installé à la tête de l’Institut du Monde Arabe (IMA), Dominique Baudis commence à y apposer sa marque, en forme de volonté active. Pour son premier voyage à l’étranger sous ses nouvelles fonctions, l’ancien maire de Toulouse a choisi l’Egypte, avec un programme de ministre : rencontre du président Moubarak et du ministre égyptien de la Culture, entretien avec Amr Moussa, le Secrétaire général de la Ligue Arabe. Cette visite s’inscrivait aussi dans la préparation d’une grande exposition sur le thème "Ombres et lumières sur l’expédition de Bonaparte en Egypte", prévue à l’IMA à partir d'octobre 2008.

Ne pas éviter les débats
Bonaparte et l'Egypte, un sujet potentiellement sensible, que Dominique Baudis ne tient à pas voir devenir polémique : "Il n’y a aucune réserve de la part du président ou du ministre de la Culture. Il ne s’agit pas de commémorer ou d'exalter l’expédition de Bonaparte, mais de la revisiter. Cela a été une campagne militaire, une invasion, mais d’autres choses aussi. Le rôle de l’IMA n’étant pas d'éviter les débats, mais au contraire de les organiser, c’est exactement le genre d’évènement qui nous correspond. Chacun pourra y exposer son point de vue et ses ressentis."

La maison du monde arabe en France
Dans un contexte électoral particulièrement suivi par les états arabes, Dominique Baudis a tenu à présenter l’IMA comme "point d’ancrage essentiel entre le monde arabe et la France, en particulier dans la période actuelle". Aux inquiétudes peut-être formulées par certains, face à l’inconnue présidentielle, l’objectif était donc de rassurer. "S'il y a bien quelque chose d'impossible entre la France et le monde arabe, c'est l'indifférence. L’IMA, c’est la maison du monde arabe en France et donc je vais dans chaque pays pour leur rappeler. Et comme je sens qu'il y a des interrogations pour l'avenir, je les encourage à se servir de cette caisse de résonance qu’est l’IMA."

Avec un million de visiteurs par an et 50% de recettes propres réalisées grâce aux entrées, aux ventes et aux évènements, la résonance a peut-être du coffre, mais elle manque de portée. "L’IMA, c’est loin, même en France, dès qu’on sort de Paris", admet Dominique Baudis. "On va devoir revoir notre politique vers l’extérieur, nous faire connaître, nous décentraliser." Dans ce sens, un premier pas est déjà franchi cette année, avec trois expositions de l’IMA organisées à Alger, désignée capitale culturelle du monde arabe pour 2007. "C’est une bonne chose, mais nous devons le répéter de façon plus systématique."

Revoir le budget
Aujourd’hui, l’IMA fonctionne grâce aux 10 millions d’euros d'aides publiques : 8 millions et demi de la part du ministère français des Affaires Etrangères (une somme inchangée depuis 17 ans), le reste provenant d’un fond de soutien entretenu plus ou moins assidûment par les états arabes. Mais l’IMA affiche une dette de trois millions d’euros. "J’ai bon espoir de redresser la situation", explique Dominique Baudis. "Notre principale force est notre forte fréquentation et la fidélité de nos visiteurs." Quant au trou budgétaire, le nouveau président a déjà réclamé une rallonge  de trois millions d'euros pour 2007 ; coup de pouce accordé.

TOUT SAVOIR – Le site de l’Institut du Monde Ar abe

 

par marlou publié dans : articles
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Jeudi 2 août 2007

 

 

Mésaventure

 

Je cours à petits pas pressés : ne pas oublier d’être féminine…Hantise d’être en retard !

Que le train parte sans moi, est impensable. Le contrôleur me barbouille mon billet de ce qu’il pense être sa marque strictement individuelle .C’est bon, je n’ai plus qu’à trouver ma place.

Et voilà que la vérité m’assomme. Pas de place. Je m’indigne : comment pas de place, alors que j’ai mon billet ?

Un second contrôleur examine mon billet et celui de la personne qui occupe le siège convoité ; Quand il comprend la situation, il se met à rire. J’aimerais bien avoir envie de rire à mon tour .Alors, nous avons le même billet ?

-Mais non, madame, vous n’avez pas pris le bon train : le votre arrive quinze minutes plus tard.

Je suis penaude, et me demande s’il va falloir que je paie un autre billet .Il me rassure, laconique:

-Tout simplement, vous n’avez pas de place, et il me montre les compartiments bondés.

L’inquiétude refait surface : rester tout ce temps debout ?

Qu’y peut-on si le train ne s’arrête qu’à destination ?
J'essaie de me préparer à la situation, en commençant à compter les arbres qui défilent. Pas pour longtemps car
la solidarité entre en jeu  parmi les gens assis ; celui qui tient à fumer, qui veut faire quelques pas, m’offre quelques moments de répit.

A tour de rôle, j’occupe les différents sièges qui se vident en alternance. Je reçois et je donne des conseils à propos des problèmes concernant les enfants.( Les momes insupportables en vase clos) . Je ne  regrette plus la place confortable, dont quelqu’un ne manquera pas de jouir, dans le train qui aurait du être le mien., et le temps passe… Les kilomètres s’ajoutent tandis que je fais connaissance avec tant de gentilles personnes que ma mésaventure fait rire tout le long du chemin  

 

 

par marlou publié dans : articles
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Mardi 24 juillet 2007
A tous ceux qui s'y reconnaitront



Lancer l'espoir
comme un boomerang
sur les jours à venir
pour qu'il revienne
avec des promesses
de tolérance et de fraternité
écrire un mot sur la route
pour celui qui passe, le coeur nu
téléphoner, faxer
à celui qui n'attend rien
de la plénitude des aubes
car il vit dans la nuit
fleurir des grilles
pour un prisonnier triste
qui a oublié les couleurs de la liberté
pénétrer les zones grises 
de son territoire
sans avoir peur d'offrir sa solidarité
malgré la peur d'être envahi
d'être noyé
dans l'exigence de l'autre
inventer la maniere de donner
à ceux que la vie a trahis
sans leur laisser un gout d'amertume

Rêver l'avenir 
assez fort pour le crier
à la face de la terre
comme le but d'une vie
dans la continuité de la vie



par marlou publié dans : articles
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Samedi 21 juillet 2007

 

Les arbres sont pacifiques et débonnaires. Ils ne se mettent jamais sur votre route .Pour leur buter dessus, il faut vraiment quitter le chemin, aller à leur rencontre, à travers bois.

Le coup peut être rude car malgré leur prudence, ils ne peuvent prendre leurs jambes à leur cou, et se protéger contre le pare-choc des intrus

Ils saignent alors les arbres de tous les oiseaux envolés, des nids abandonnés, du silence agonisant de leurs étoiles

par marlou publié dans : articles
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