Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de marlou
  • Le blog de marlou
  • : Creuser l'instant pour en dégager le maximum de sensations et d'émotions et les partager avec les autres
  • Contact

Vers Eklablog

Je quitte Overblog pour Eklablog.

Ma nouvelle adresse :

http:// textetexte.eklablog.com

Je vous y attends, les amis...

29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 06:58

 

 

3206791068_02b5bbbf93.jpg

  


Un jeune et riche oisif souhaita découvrir quelque

chose de l'esprit. Il s'en fut voir un Maître Zen.
«Je désire être initié à la spiritualité. Mais je n'ai

aucun goût pour l'effort, ni pour la lecture des

soutras. Et je ne sais rien faire.»
- «Tu ne sais rien faire?»
«Ma famille est riche. J'ai toujours tout eu à portée

de main.»
- «Y a-t-il aucune chose qui t'ait intéressé?»
«Si : le jeu d'échecs. Rien d'autre ne m'intéresse,

en fait.»
- «Si je t'accepte pour disciple, j'aurai sur toi droit

de vie et de mort.»
«Acceptez-moi pour disciple.»
- «Soit. Un de nos moines est un bon joueur d'échecs.»

Un jeune bonze fut appelé. Le Maître les présenta

l'un à l'autre.
«Vous allez jouer aux échecs. Le perdant sera décapité.»
«Ce bonze travaille ici depuis sa jeunesse. Il a déjà

offert sa tête.»
«Ce jeune homme n'a vécu que pour le jeu d'échecs.

Il mérite d'avoir la tête tranchée, en cas de défaite.»
La partie commença.

Au début, le jeune moine prit l'avantage. Le jeune

homme riche ne percevait plus rien, que l'échiquier

et les pièces. Pour la première fois, il luttait. Le bonze

fit une erreur tactique, sans délai son adversaire la

mit à profit ; l'avantage fut au jeune homme riche,

qui ne sentait plus battre à rompre son cœur, et dont

le jeu d'échecs buvait les yeux. Il domina. Le jeune

bonze faiblissait.
Le jeune homme riche leva la tête. Il aperçut son

ennemi. Il vit un regard intelligent, le visage d'une

vie studieuse, passée dans l'effort et la quête.

Il pensa à sa propre existence, oisive, de privilégié.

 Il décida de perdre. Il fit une erreur volontaire.
A l'instant l'échiquier fut renversé. Les pièces roulèrent.

Le Maître dit : «Il n'y a ni vainqueur, ni vaincu. Aucune

tête ne sera tranchée.» Il se tourna vers le jeune homme

 riche :
«Deux choses sont nécessaires : la concentration, et la

 pitié.  et, aujourd'hui tu as appris les deux.»

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by marlou - dans A méditer
commenter cet article

commentaires

liedich 01/05/2010 09:02


et bien j'en ai froid. Merci Marlou.


Nhand 01/05/2010 02:34


Finalement, tant qu'on apprend, on avance, on ne perd pas sa tête !

NH


Jakline 30/04/2010 23:27


Un joli conte où la morale est sauve.


Nettoue 30/04/2010 18:18


Et bien l'homme est un sage, et l'autre sera sans doute un peu plus vertueux
Bisous Marlou


gazou 30/04/2010 07:30


2 choses à apprendre : la concentration et la pitié..ya de quoi méditer!


Quichottine 29/04/2010 17:34


Une très belle histoire, riche d'enseignements. J'ai beaucoup aimé.

Merci, Marlou.


marielle 29/04/2010 16:25


Très joli conte et très belle moralité !
Bisous


michelgonnet 29/04/2010 15:48


Un bien joli conte (sourire)

Que la journée soit douce à vivre.


Jean Marc 29/04/2010 13:46


Belle histoire, merci !! bonne journée


chris 29/04/2010 12:48


ce matin la lecture était complexe, la mise en page est rentrée dans l'ordre, beau conte sur la zen attitude à méditer...