Au début, on ne sait pas ce que c’est
Un simple hall où les gens s’agglutinent
Les uns observent de près leur billet
D’autres aux songes proposés butinent
Certains regrettent déjà d’être là
Leurs yeux agacés le disent sans cesse
Les rires d’enfants jetés aux éclats
Les récompensent de leur gentillesse
C’est l’heure. Les portes à deux battants
Déversent enfin une multitude
De visages rêveurs, et, oui, contents
Avec des degrés dans la gratitude
Nouveaux venus s’enferment à huis clos
Et attendent l’annonce du mystère
Presque étendus, le ciel pour linteau
Et des nuages au bleu de la sphère
Le planétarium déroule alors
Les fruits défendus rôdeurs de l’espace
Les nébuleuses aux bracelets d’or
Qu’un désir impatient enchâsse
Pour le soleil au trône incandescent
La parade de toutes les planètes
En habits de choc ou évanescents
Mais toutes belles et toutes coquettes
Au hasard des parchemins étoilés
Remis à jour par les moyens techniques
Tous les inconnus se sont rencontrés
Au sein de l’aventure mirifique
Grands et petits noirs et blancs, hommes et femmes
Ont su rêver un moment cœur à cœur
Nourris de beauté à la même flamme
De l’univers immense des couleurs
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