Les quatre murs me cernent, fidèles sentinelles
Du fond de ma douleur, j’appelle la clarté
En vain. A mes désirs tout demeure rebelle
La lumière, pour l’avoir, il me faut l’inventer
Alors tout doucement, du fond de ma mémoire
S’écoule le filet des souvenirs heureux
Des reflets chatoyants sur un ciel de moire
Des printemps odorants, des regards chaleureux
Du fond de mon enfance et à tour de rôle
Reviennent les visages, les parfums connus
Le passe se défait. Sous la frêle corolle
Je retrouve la vie que j’ai déjà vécue
Mon paradis perdu
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