nuages
disparus
mon ciel
se fait bleu
allégé
de souffrance
mes yeux
au fond des tiens
sont heureux
vers toi
va mon silence.
nuages
disparus
mon ciel
se fait bleu
allégé
de souffrance
mes yeux
au fond des tiens
sont heureux
vers toi
va mon silence.
orage
les volets claquent
les dents aussi
Je prends ma voix d’amour
pour parler au nuage
attends pour éclater
d’arriver au rivage
pour que des tiges vertes
saluent ton passage
je prends ma voix d’amour
pour parler aux rivières
autour de vous les hommes
aménagent la terre
que votre chant limpide
les rendent tous frères
je prends ma voix d’amour
pour parler au grand fleuve
en tes moindres détours
tous les rêves s’abreuvent
qu’il vente ou qu’il pleuve
qu’ils fleurissent demain
pour la joie de chacun
amarres larguées
gouttes d’embrun
dans les yeux
en bas dans la rue
les trottoirs tels des miroirs
la pluie revenue
Derrière, c'était hier,
Derrière, c'est une partie de moi-même,
Derrière, je ne peux oublier.
Mais derrière, c'est le passé
Que je ne peux recommencer.
Devant, puis-je continuer la route ?
Devant, puis-je tourner les yeux ?
Devant, puis-je poser un pas après l'autre ?
Devant, puis-je regarder une nouvelle vie
Que je peux saisir et dont je connais si peu ?
Devant, c'est l'inconnu,
Devant, je ne vois pas très loin,
Devant, cela me fait un peu peur,
Devant, je ne sais qui va prendre ma main
Alors qu'aujourd'hui, c'est moi en partie qui décide.
Aujourd'hui est entre hier et demain,
Aujourd'hui contient encore des repères connus,
Aujourd'hui, je sais à peu près qui je suis,
Aujourd'hui, je semble maître de moi,
Alors que demain, je risque de devenir un autre.Ai-je envie d'avancer sans tout comprendre ?
Ai-je envie de continuer malgré les risques ?
Ai-je envie d'habiter la confiance ?
Ai-je envie qu'un autre me tienne la main
Car à mon tour, je devrai tenir la sienne ?
Devant, c'est prendre un grand risque
Aussi bien pour moi que pour l'autre.
Devant, c'est renoncer à une partie de moi-même
Que l'autre acceptera pour se changer lui aussi.
Devant, sous une banale apparence, c'est la folie de l'amour...
Elisabeth Lafont, octobre 2005
marcher
main dans la main
contre le vent
pénombre chaude
de l’autre coté
des braises
derniers mots
prendre le train
de vitesse
Cette route est longue
et semée de cailloux
mais la cime se perd
loin dans l’avenir
il faut se dépêcher
avant la fin du jeu
avant la fin du jour
faire le premier pas
compter, compter
additionner
les tentatives
minimiser
les accidents de route
les pertes d’énergie
imaginer un moyen
se remettre debout
recommencer à marcher
sur la route prélude
à la nouvelle vie
y croire
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