Toi
l’ombre
douce
de ce vol
d’oiseaux
sauvages
toi
le silence
dans
cette forêt
de peurs
bruissantes
toi
le pays
innombrable
de mon regard
Toi
l’ombre
douce
de ce vol
d’oiseaux
sauvages
toi
le silence
dans
cette forêt
de peurs
bruissantes
toi
le pays
innombrable
de mon regard
il a voulu venir
mais ses yeux
sont ailleurs
Une seule
planche
sur la plage
et la pensée
libérée
crée
l’image
de ce visage
régénéré
ruisselant
d’embruns
dans la pénombre
verte de la vague
La douceur
des mots
donne
une chance
à l’absence
d’habiter
les plaines
vallonnées
du souvenir
Mille secrets
me rattachent
au parfum
de ces fleurs
sauvages
échappées
aux haies
opaques
de l’instant
le regard
tourné en dedans
le pied pianote
Décoller
ses rêves
captifs
de pérégrinations
sans fin
pour terminer
la mosaïque
du jour
dans
un camaïeu
de partage
midi
les arbres pris d’assaut
par l’ombre
Etre
homme
ressentir
en sa chair
la résistance
de la montagne
et patiemment
à coups
d’adrénaline
la conquérir
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