autos arrêtées
dans l’attente impatiente
d’un déclic de clés
autos arrêtées
dans l’attente impatiente
d’un déclic de clés
Enlacement des branches
Dans la brume blanche
Du terreau de la vie
Elles montent à l’envi
Colmater les charnières
Aux margelles de la lumière
Entre veille et sommeil
Entre lune et soleil
Entre maturité et enfance
Pour que tout recommence
il y a deux sortes de gens : ceux qui se tournent vers l’extérieur, et les autres qui regardent leur nombril
Les premiers prennent tous les jours quelques minutes pour se mettre à leur fenêtre, faire quelques pas dans un jardin ou sur un sentier. Ils vont humer l’air du ciel observer la mue d’un nuage, admirer les ronds de soleil sur une feuille, le jeu des animaux loin des hommes. Ils observent l’univers à la longue-vue, accumulent des trésors de sensations virtuelles ou olfactives.
Ce butin, les fait instinctivement revenir aux sources qui alimentent leur humanité. Il pèse le poids de plusieurs existences pour eux et pour les autres qui s’en enrichissent spirituellement
Ceux de la seconde catégorie, ressemblent à l’homme d’affaires du Petit Prince. Ils n’ont pas le temps de faire autre chose que d’essayer de gagner le plus d’argent, et de se hisser aux postes les plus lucratifs.
Ils sont tellement égocentriques, que les hommes se réduisent pour eux à des alliés ou à des adversaires, quand ils ne représentent pas des héritiers en puissance, capables seulement de dilapider la fortune qu’ils ont passé leur vie à amasser.
Quant aux étoiles, s’ils les regardent c’est en se demandant quand ils pourraient s’y payer un week-end de milliardaire…
Attendrir
l’hiver
d’une chanson
de printemps
cet espoir
Imperceptible
sous la froidure
herbe aux aguets
juste à ma hauteur
mais ils ne me voient pas
déception
Les quatre murs me cernent, fidèles sentinelles
Du fond de ma douleur, j’appelle la clarté
En vain. A mes désirs tout demeure rebelle
La lumière, pour l’avoir, il me faut l’inventer
Alors tout doucement, du fond de ma mémoire
S’écoule le filet des souvenirs heureux
Des reflets chatoyants sur un ciel de moire
Des printemps odorants, des regards chaleureux
Du fond de mon enfance et à tour de rôle
Reviennent les visages, les parfums connus
Le passe se défait. Sous la frêle corolle
Je retrouve la vie que j’ai déjà vécue
Mon paradis perdu
On a souffert
ensemble
des rocs pointus
du chemin
dans la volonté
de survivre
malgré l’épuisement
on s’est réjoui
de la halte promise
du pain à partager
de la goutte qui étanche
une autre soif
que celle du corps
nos pas se suivent
fidèles aux signes
sous les étoiles
des espaces infinis
dans un présent
immuable
La paix
s’évapore
sur le feu
où bout
l’impatience
de vivre
que regarde-t-il
de ses yeux rétrécis
sur la plage
La chanson bat de l’aile
Le chanson se meurt
Qui de nous est fidèle
Qui de nous est menteur
Oublions les reproches
Et tous les mots amers
Pour qu’elle se rapproche
La chanson qui se perd
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