au téléphone
accroché à un fil
pour toute bouée
au téléphone
accroché à un fil
pour toute bouée
Bientôt Noël
ils sont venus
les jours
aussi nus
que des coffres
qu’il faut
remplir
de ces petits riens
amassés
avant la fête
des dorures
des couleurs
de l’amour
clodo-
le ficus de la berge
pour sapin
Toi
j’ai ressenti
ta tendresse
et les jours
ne sont plus
pareils
il le projette
hors de la vie
son cri de révolte
au vent ne bronche pas
la lampe du réverbère
seul vibre son halo
de l’abîme
s’implante
l’orgueilleuse
fourmilière humaine
elle émergeait
à peine
de l’aube
des temps
et la voila
juchée
sur sa tour
de Babel
à qui s’élèvera
plus haut
dans le ciel
de l’impossible défi
à qui montera-t-on
sur les épaules
pour vaincre
la pesanteur
de la conscience
après si longtemps
cela a-t-il vraiment changé
haïku
le feu vert
de la pensée
avant le métro
fumer la cigarette
par les deux bouts
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