le bâtiment voisin
en entier
sur ses lunettes
le bâtiment voisin
en entier
sur ses lunettes
De quel archipel
sommes-nous les îles
balises
conquises
par la montée
des eaux
sur les vagues
effrangées
d’écume bleue
qui s’émoussent
sur nos rives
quels gestes
maintiennent
le dialogue
entre ceux qui vont
et ceux qui restent
palabres
passerelle vers toi
qui ne comprend pas
De temps en temps
l’énigme
prend forme
dans une vapeur
de volcan
mal endormi
qui se réveille
prémices
qui affleurent
dangereusement
la poursuivre
au risque
d’en souffrir
sa clarté est belle

Je lèverai l’ancre, je hisserai la voile
Au large j’irai m’enivrer de ciel bleu
A mon gré j’esquisserai sur la fine toile
L’aube de nouveaux jours heureux
Sur cette vague bleue qui me sourit dans l’onde
Qui caresse mon cœur de reflets émouvants
Je m’en irai loin du bruit et loin du monde
Découvrir les sources du vent
Je traquerai dans l’eau le moindre frisson d’or
Tout au long du jour sur ma blanche caravelle
La nuit venue, je verrai naître encore
Des bouquets d’étoiles nouvelles
Museau blanc et noir
Le chat près du feu
Nettoie une patte
La colline
rejoint
la premiere marche
du ciel
elle porte
la floraison
de ses fleurs
naissantes
au commencement
du
bleu
là où l’émotion
devance
l’effort
de
vivre
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entre les tables
alléché par l’odeur
se coule le chat
Ecoute
l’appel des feuilles
dans le vent
t’arrêteras-tu
enfin de courir
tu fuis
l’empreinte
des blessures
mal guéries
de la présence
ou de l’absence
la sève monte
malgré les orages
dans les feuilles offertes
au bleu des saisons
elle t’appelle
écoute
les rouge-gorge
à la première éclaircie
emplissent l’espace
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