A perte de vue
le paysage
délie les amarres
tourner le dos
à la moisson aigre du jour
partir avec les vagues
de colline
à la pointe
du bleu
dans le souffle
odorant
des lilas
qui s’évadent
A perte de vue
le paysage
délie les amarres
tourner le dos
à la moisson aigre du jour
partir avec les vagues
de colline
à la pointe
du bleu
dans le souffle
odorant
des lilas
qui s’évadent
sur la plage
l’algue arrachée par les vagues
garde son odeur
ombre pointilliste
sous le flamboyant
encore nu
après le grand soleil
porte ouverte
yeux aveugles
Gardienne
de la présence
ma mémoire
écran fidèle
de ce qui était
de ce qui naît
encoreRéfléchir
peser
le pour
et le contre
le pour
comme
pardon
partage
promesse
le contre
comme
codage
cloison
colère
de quel côté
penchera
la balance
Noyau dur
de la patience
que roule
le temps
dans le lacis
des attentes
interminables
frisson du matin
les yeux embués
de brouillard
Donne-moi
accès à tes yeux
à leur ciel silencieux
donne-moi de toi
la clarté pure
d’un acte de foi
donne-moi
tes blessures
jambes au soleil
tête à l’ombre
il somnole
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