Pourquoi passer
d’une ligne à l’autre
dans le même songe
pourquoi glisser
d’un mot à l’autre
dans le mensonge
pourquoi cesser
d’un jour à l’autre
de s’aimer
d’un jour à l’autre
quand la vie plonge
dans la réalité
Pourquoi passer
d’une ligne à l’autre
dans le même songe
pourquoi glisser
d’un mot à l’autre
dans le mensonge
pourquoi cesser
d’un jour à l’autre
de s’aimer
d’un jour à l’autre
quand la vie plonge
dans la réalité
J’aime recueillir
dans l'abri du coeur
les notes
de cet éclat de rire
qui fait trembler
le cristal
de l’air
Un reste
de solitude
dans la pièce
que la musique
emplit de sa présence
un reste
de tristesse
dans le cœur
que la douce chaleur
met en convalescence
Par la porte enchantée
des leurres
ils fuient
la réalité
qui les ramène
aux dédales
de leurs peurs
ceux qui ont manqué
d’amour
L’eau
coule
libre
sur la face
secrète
de l’aube
imprimant
ses glycines
à même
les sables
mouvants
du Levant
Parmi les roses
de l’aube
trois plus belles
commencent
à entrebâiller
leurs pétales
pour s’ouvrir
un peu plus vite
à la naissance
de la lumière
Anneaux
qu’on échange
symbole
de soi
qu’on donne
à l’autre
en toute
conscience
en toute liberté
comment
se reprendre
quand l’autre
a au doigt
la preuve
de sa félicité
A peine posé
à peine grignotée la miette
le moineau
s’envole
Tant d’images
La joie en partage
La peur la passion
Toutes les émotions
Les gestes messages
Les répliques passages
Les amants réunis
Pour un jour pour la vie
Regards de soleil
Envol en plein ciel
Coulée dans la nuit douce
Herbe d’amour y pousse
Mots jetés dans le vent
Par un cœur frémissant
Qui arrivent à bon port
Pour plonger dans la mort
Et renaître en rêve
D’une poussée de sève
Voix graves qui gémissent
Teints roses qui ravissent
Robes folles a volants
Tailles fines à l’avenant
Epées d’apparat
De la commedia
Vérité éternelle
Fraîcheur des jouvencelles
Nuances nostalgiques
De trois notes de musique
Sur l’échafaudage
Des mirages
Tristounet
le paysage a changé
les claires perspectives
de l’adolescence
embourbées
dans l’ornière
des désirs déçus
et pour certains
dans le gouffre
des ponts sous la lune
où chaque nuit
ils se noient
dans leurs peurs
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