Quel témoignage
te rendra
jamais justice
tu as roulé
ton rire
intarissable
autour
de mes larmes
et tu m’as fait
un rempart
de ta joie
Quel témoignage
te rendra
jamais justice
tu as roulé
ton rire
intarissable
autour
de mes larmes
et tu m’as fait
un rempart
de ta joie
l’herbe croit
autour du caillou
immobile
herbe plus drue
dans le fossé
pluie d’avrilDans l’avenue
au pays
des ombres
je bondis
d’arbre
en arbre
sans
jamais
quitter
le sol
le caillou
apprend les couleurs
de l’herbe d’avril
Aux heures
de tendresse
les mots
se retirent
en laissant
à découvert
tous les trésors
enfouis
dans le sable
de la mémoire
raquette enfantine
meurtries les ailes
du papillon blanc
Il arrive
que le mouvement
de la mer
fasse naître
le silence
dans le cœur
exilé
de l’infini
des songes
près des tomates
brillant de rosée
le cresson frais
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