Je balance
je roule
sur cette houle
de chance
et de réalité
vivre
suivre
mon coeur
la peur
dépassée
j’ose
je tends
la main
vers la rose
convoitée
Je balance
je roule
sur cette houle
de chance
et de réalité
vivre
suivre
mon coeur
la peur
dépassée
j’ose
je tends
la main
vers la rose
convoitéeUne lueur a traversé ma tristesse
Une robe jaune de princesse
Deux beaux yeux noirs qui sourient
Sous la couronne de lapis-lazuli
Un bâton magique qui se lève
Et qui fait courir le rêve
Pieds nus, et tout échevelé
Dans une menotte de bébé
Alors disparaît la tristesse
Dans le frisson d’une caresse
Car un regard a effleuré
De son parfum discret
Mes pensées blanchies
Par les tempêtes de la vie
Tristes matins
Nos jardins
S’effeuillent
S’endeuillent
Ils pleurent
Les roses qui meurent
Qu’une journée efface
Hélas
Blancs hivers
Déserts
Silence
De l’absence
Tristes jours
Si lourds
Des tempêtes
De nos défaites
Le temps se clôt
Sur un sanglot
Sans åge
Et sans rivage
Tristes heures
Qui pleurent
Les amis
Partis
Le cœur a goût de cendre
Car il faut désapprendre
Le visage de nos tendresses
Sans cesse
Suis-je pour toi une île
Aux parfums capiteux
Transparente et tranquille
Sur un fond de ciel bleu
Suis-je l’écume blanche
Au dessus de tes nuits
Quand ton âme s’épanche
Pour rallier la vie
Suis-je la confiance
Malgré les jours amers
L’amour au cœur immense
Embrassant l’univers
Suis-je pour toi le rêve
La ligne inachevée
Que ton désir achève
A son gré de tracer
Je vais à pas lents
Dans les rues tranquilles
Un air nonchalant
Coule sur la ville
Le soleil rougeoie
Tendre est sa caresse
Mais je pense à toi
Loin de ma tendresse
Marches-tu aussi
Dans les rues mouvantes
D’un univers gris
Que plus rien n’enchante ?
Du livre du temps
Fouilles-tu les pages
Qui gardent vivants
Les traits d’un visage ?
Etrange patrie
Que l’amour qu’on sème
Le goût de la vie
A lui se ramène
Je vais à pas lents
Lointaine est la rive
Comme toi j’attends
Que l’avion arrive
La tendresse
me monte à la tête
elle fait naitre
à la crête
de ma conscience
mille présences
qui s’enroulent
à mes mains tendues
le bonheur
m’est rendu
Je suis une
A travers les jours
Clairs de lune
Qu’invente l’amour
Je suis une
De l’aube au couchant
Folle dune
Que refait le vent
Je suis une
Dans mille reflets
Pierre de lune
Ne s’eteint jamais
Une amitié d'enfance
C'est un pays en fleur
Les souvenirs y dansent
Aux saisons de nos coeurs
Une amitié d'enfance
C'est une photo jaunie
Par les ans et l'absence
Que le coeur rajeunit
Une amitié d'enfance
Invente chaque jour
Une belle romance
Pour tendre troubadour
Une amitié d'enfance
Marque le cours du temps
Du sceau de la confiance
Indélébilement
Ce soir
tu seras là
on rira
comme autrefois
de choses
un peu bêtes
en faisant la fête
ce soir
tu seras là
Brise tes chaînes
Ecoute ton coeur
Qu’il te ramène
Au pays des couleurs
Laisse la pluie
Mouiller ton visage
Déserte ton lit
Ou prends- le en voyage
Là où l’on respire
L’air des sommets
Dessine sur le pire
Tes zones de clarté
Tes jours ne seront plus
Qu’étincelles que jeux
Que te faut-il de plus
Pour te sentir heureux ?
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