fraîche
est la pluie
sur la transparence
des cœurs
qui s’adonnent
à la musique
de l’âme
un regard
d’enfant
posé
sur les choses
fait durer
leur joie
fraîche
est la pluie
sur la transparence
des cœurs
qui s’adonnent
à la musique
de l’âme
un regard
d’enfant
posé
sur les choses
fait durer
leur joie
elle jappe
à petits coups plaintifs
reproches
elle ne mange
son œuf à la coque
qu’après mes caresses
Douceur
floraison
d’étoiles
sans amarres
sur le seuil
entrouvert
haïku
rien qu’un poème
à trous
Parmi les chants
de la nuit
il en est un
aux mots
plus troublants
celui-là
qui parle
de la terre
apprivoisée
par la mer
les branches nouvelles
dans la mémoire de l’arbre
inscrites
Jusqu’au matin
provoquer
les couleurs
muettes
rythmer
d'une mélopée
leur avancée
souterraine
vers la gloire
du jour
fenêtres défendues
par un grillage
de fer forgé
Les saisons
s’allument
derrière
les rideaux
dans les coulisses
de la vie
elles refont
chacune
à son tour
l’envers
de leur décor
ajustent
lumières
et couleurs
pour le ravissement
des yeux attentifs
l’herbe nouvelle
déjà brûlée
au soleil d’avril
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