Défroisser
le ciel
de ces oiseaux
aux ailes noires
qui griffent
son silence
Défroisser
le ciel
de ces oiseaux
aux ailes noires
qui griffent
son silence
un avion
signe son passage
sur le bleu
Moisson
saisie
en son silence
le plus chaud
crissant
sous l’effort
dans les champs
rasés
mais
demeure
dans les yeux
éblouis
l'ultime
tremblement
de sa lumière
je t’ai appelé
tu n’as pas entendu mon silence
tu as raccroché
Pensif
le lecteur
au détour d’une phrase
découvrant
le paysage
il ne croyait pas
au miroir
des mots
il y découvre
étonné
son reflet
dans une légende
Combien
faudra-t-il
de vagues
pour effacer
sur le sable
l’empreinte
d’une présence
branches fleuries en vrac
sur le toit de la cabane
printemps
jolie la petite
les yeux en amande
de sa maman
Les eaux souterraines
du songe
arrosent
nos nuits
dans leur flot
rutilent
les dorures
des trésors
perdus
évoluent
les énigmes
tortueuses
de la mémoire
avoir du souffle
pour pouvoir
y plonger
La voix
résonne
dans ce
bout
de nuit
moins
sombre
à cause
de leur
présence
Commentaires Récents