sur l’étagère
le Volcan lance ses flammes
entre les Pôles et l’Espace
sur l’étagère
le Volcan lance ses flammes
entre les Pôles et l’Espace
De quoi dépend la vie
une graine
en vadrouille
la pluie
qui mouille
un sol
assoiffé
un coin d’ombre
pour germer
et c’est parti
panne de courant
l’ascenseur arrêté
entre deux étages
dans la cour
elles se donnent la main
pour sauter la flaque
deux moineaux
boivent à la flaque--
pfft envolés
Mon bonheur est une onde pure
Que le ciel épouse sans fin
Une minute mais qui dure
Et qui nous emporte loin
C’est aussi un peu de chaleur
Sous une paupière close
C’est dans un jardin tout en fleurs
Le parfum nonchalant des roses
Mon bonheur tient peu de place
Il a le silence pour nid
C’est un pli que ta main efface
Un poème que je revis
Hier
cette idée
me semblait
bonne
la nuit a passé
je l’ai revue
je ne l’ai pas reconnue
pétales flétris
feuilles sans vie
dans son écrin
de folles paroles
de fariboles
idée bonne
je ne le pense plus
tant pis
il revient
vers le tas de sable
qui garde son odeur
brouhaha
les élèves se défoulent
entre deux cours
Dans le désert
s’affermit
l’étreinte
de l’invisible
quelque part
une oasis
une source
entre les herbes
des palmiers
des figuiers
de la joie
en gerbes
un lieu n’est
jamais
aussi vide
qu’il le paraît
sùr de son droit
il pose la question
l’index levé
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