planter deux graines
pour chaque arbre
abattu
planter deux graines
pour chaque arbre
abattu
J’ai tendu
les paumes
vers le temps
et le temps
m’a donné
avec usure
le droit
de t’aimer
Ce soir
dans le noir
le vent
fervent
du rêve
se lève
pousse nos voiles
vers les étoiles
de la pleine mer
paradis ou enfer
la lueur sur la route
de l’amour, du doute
unit nos mains
au plus creux du destin
L’attente difficile
quand la couleur
n’est pas annoncée
dans le tas
des choses inutiles
les photos vénérées
Trop de solitude
de la naissance
à la mort
dans l’amour défait
par nos doigts
malhabiles
dans le destin brûlé
par les passions
funestes
trop de solitude
Elle est revenue
l’enfant
de bien loin
des prix d’honneur
jonchent son chemin
elle aurait pu
rester la –bas
continuer
sur sa lancée
elle ne l’a pas voulu
elle est revenue
pour sa vieille mère
bien solitaire
recréation
porte qui s’ouvre enfin
sur un surplus d’azur
fauteuil
un bras au soleil
l’autre à l’ombre
Elle est revenue
l’enfant
de bien loin
des prix d’honneur
jonchent son chemin
elle aurait pu
rester là –bas
continuer
sur sa lancée
elle ne l’a pas voulu
elle est revenue
pour sa vieille mère
bien solitaire
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