avec le soleil
fleurissent
les casquettes
feuilles de fougère
au nouveau soleil
vieillies
avec le soleil
fleurissent
les casquettes
feuilles de fougère
au nouveau soleil
vieillies
Ton nom
est poème
hissé
par mes lèvres
au faîte
des nuits
jambes trop longues
dans l’avion
douloureuses
être
au service
de la parole
qui atteint
par ricochets
inconscients
ou voulus
la pensée
fuyante
trouver un taxi
de l’heure de pointe
miracle
Du cristal
de la soif
tu as fait
une coupe
et tu l’emplis
à satiété
d’aubes
acérées
par la cavalcade
de tes désirs
inassouvis
les mots séparent
au lieu de pacifier
tant de je en jeu
appel
modulation
hésitante
lancinante
d’un rocher
mal résigné
à sa méditation
immobile
dans une terre
brûlée par le silence
quelques chants d’oiseaux
des klaxons en folie
la ville
Tendrement
venir à bout
du voile
compact
des cris
réprimés
que d’autres
n’arrivent pas
à exprimer
déjouer
les codes
de la solitude
en donnant
simplement
ce que l’on a
ce que l’on est
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