incise
le silence
réveille les mots
endormis
rend leurs étoiles
aux algues
des nuits
incise
le silence
réveille les mots
endormis
rend leurs étoiles
aux algues
enfouie sous des tonnes
d’amour maternel
tout neuf
bord de mer
son chien le tire
par la laisse
avant d’écrire
une main sur le front
il réfléchit

La source tombait du rocher
Goutte à goutte à la mer affreuse.
L'océan, fatal au nocher,
Lui dit : - Que me veux-tu, pleureuse ?
Je suis la tempête et l'effroi ;
Je finis où le ciel commence.
Est-ce que j'ai besoin de toi,
Petite, moi qui suis l'immense ? -
La source dit au gouffre amer :
- je te donne, sans bruit ni gloire,
Ce qui te manque, ô vaste mer !
Une goutte d'eau qu'on peut boire.
l’écran
emplit ses yeux
d’images
les yeux baissés -
elle sait qu’elle donne
la mauvaise réponse
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