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  • : Le blog de marlou
  • : Creuser l'instant pour en dégager le maximum de sensations et d'émotions et les partager avec les autres
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Vers Eklablog

Je quitte Overblog pour Eklablog.

Ma nouvelle adresse :

http:// textetexte.eklablog.com

Je vous y attends, les amis...

25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 11:21

de temps en temps
les nuages nous reposent
de tant regarder la lune.

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 11:19

 

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 11:13

La pendule sonne

tant d'heures qui disparaissent

au coup de minuit

si tes mots parfois reviennent

ta voix vais-je l'oublier ?

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14 novembre 2020 6 14 /11 /novembre /2020 00:01

banlieue

au passage du métro

les feuilles mortes dansent

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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 23:55

 

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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 23:53

Un jour

se lèvera

le silence

des douleurs

 noires

alors

les gestes

du retour

chanteront

l’eau douce

des fontaines

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 02:15

2 novembre

leurs mots en nous

leur silence

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 20:03

La parole douce multiplie les amis, et apaise les ennemis.
Proverbe de la Bible ; L'Ecclésiastique - IIe s. av. J.-C.

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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 19:58

 

 

La plage aux mouettes

L’aube pointe. Le vent de la mer souffle sur la falaise escarpée, comme l’espoir de la seconde chance, celle des révélations du retour.

Le chemin écoule vers la mer les perles de ses lumières respire l’air où l’eau est encore sable sans mémoire. Des cris d’oiseaux gris saluent mon arrivée. Aux limites de la nuit leurs pas vers un monde en formation lissé par le camaïeu du bleu sur la chair nue de la dune. Paysage qui est mien géographie transparente de ma jeunesse. Houle profonde, mer figée dans son saphir qui parfois prend des tons de jade ou d’émeraude…

Pour des décennies, le lieu de nos vacances méditerranéennes

Je revois mon premier bain. L’attente passionnée de l’immersion, après cinq ans de convalescence de mes rhumatismes cardiaques. Les amis étaient là, prodigues de leurs sourires. Je me suis jetée à l’eau, comblée par le plaisir jadis défendu .Pendant longtemps en effet, je n’avais pu que me mouiller les pieds là où mourait l’écume…

Ce jour qui a compté dans ma vie m’a rendu tant de joies perdues : jeux lisses d’embruns sur la périssoire muscles raidis par la pagaie avant le retour avec les vagues, molécules glissant sur la peau offerte. Sensualité féminine en éveil. Innocence en fuite sur la dune visitée où tant de lunes avaient béni nos corps avides de sensations.

Pour nos lèvres livrées au sel le passage espéré du vendeur ambulant, la saveur de miel des « fresca » friandise italienne aux amandes grillées, mais le plus souvent les tartines de confiture de fraise spécialité de ma mère. Pour nos épaules le chaud et le froid mêlés. Au bain de soleil, les yeux fermés pouvaient voir l’invisible : sur un sombre velours naissaient des cercles de couleurs indigo vert ou écarlate qui s’éteignaient à la pointe des cils. Silence soyeux du corps redevenu sable couvé dans la chaleur avant le choc de l’eau fraiche.

Ces vagues si froides

effleurer d’un doigt le sable

aux frissons du fond

remonter vers la lumière

d’un souffle régénéré

Replonger pour le plaisir dans la matrice invisible où détendue, sous la caresse du bleu, guérir de mes blessures. Eau lustrale pour mille souillures, méchancetés gratuites ramassées au long du jour dans la musette des poètes.

Eau nourricière cadeaux odorants de la mer : mes frères plongeaient en profondeur un sac attaché à la bouée pour le remplir de ces oursins noirs, au goût de sel et d’iode, qu’ils ouvraient et nous offraient, arrosés de citron…

Eau aux joyeux mystères dans la soie liquide d’un ciel inversé. Eclat invisible d’un désert

aux merveilles défendues à ceux qui ne font que passer.

Autour des coraux

les Anthias aux yeux violets

au corps rouge ou mauve

repos des ailes conquises

par les couleurs d’un jardin

La plage des estivants

Les mouettes au loin, quelques colombes apprivoisées, viennent entre les tentes picorer une miette. Les paréos valsent à tout vent sur les parasols et les corps nus luisent d’huile solaire.

Des jeunes passionnés de raquettes se renvoient la balle au rythme d’un tambourin.

Le regard recule se tourne vers l’intérieur vers ce qui peut l’aider à oublier la foule.

Vieux chapeau de paille

du bleu à travers les trous

la pensée s’affine

je reconnais les arpèges

de ces rires d’autrefois

Dans les déferlantes, leurs rires mêlés de peur, leur gaîté à la poursuite d’un crabe cheminant de côté, leur entrain à se disputer l’arrosoir ou la pelle, le puits creusé, le défi de le remplir d’une eau si fuyante et puis la victoire momentanée, la vague et leurs cris de joie

Si vite grandis le garçon au clair regard, les fillettes blondes puis tous ceux connus au hasard des classes dans ma vie d’enseignante. Leurs idylles de saison qu’éteignaient les premiers nuages jusqu’au début de la route d’où l’on ne revient jamais. Que de confidences reçues sur ces sables couleur de lune qui gardent toute la nuit la chaleur du jour : disputes sans autre raison que celle la plus vieille du monde l’amour propre face à la coquetterie, puis réconciliations courants de connivences leurs mains unies dans la perfection de l’heure.

La branche accentue

la finesse de ses lignes
en ombre chinoise
ils regardent l’horizon
sans se voir ils se regardent

De quel archipel devenons-nous les îles dans nos lents échanges ? Quelle lame de fond a maintenu le dialogue entre tous ceux qui s’en vont et tous ceux qui se souviennent ?

Des paroles restent consolent nos solitudes leurs photos d’antan jusqu’au jour ou l’on découvre qu’on a oublié leur voix. Commence alors la tristesse qui n’a plus de rive, comme cette mer qui a perdu ses contours et dont les eaux opaques ramènent toutes les malédictions

de la nuit.

La parenthèse se ferme. Puissante était la lumière de ces vacances d’été .Mais elle décline à présent et avec elle, ma force de revenir. J’ai vécu trop de silences …Le flamboyant qui m’avait accompagnée pour tous mes deuils, a été scié à ras pendant ma longue absence, par une main impie, il laisse un vide immense, un fantôme qui s’ajoute à tant d’autres. Quel lieu peut les contenir ? Ils n’existent plus qu’en moi. .une pensée nait s’impose : il faut vendre la maison

.

Des mouettes blanches

saluent les coups de sirène

bateau en partance

comme elles chercher l’espace

pour mon adieu au soleil
 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 20:54

 

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